samedi 24 janvier 2009

The (perfect) Servant

Pour une fois que j’ai la chance d’avoir la rubrique littéraire, je pourrais laisser libre cours à ma passion pour certains livres, les vrais, les beaux, les justes, les classiques qui emplissent l’âme ou les modernes qui nous font entrevoir quelque facette terriblement lucide sur le monde d’aujourd’hui. Je pourrais avoir l’ambition de vous faire découvrir un chef-d’œuvre méconnu, un poète immense, de vous faire relire Nabokov, Balzac, Thomas Hardy, John Milton…

Et pourtant, lorsque j’ai commencé à rédiger mon article, un seul auteur m’est venu à l’esprit, bien loin de tous ceux-là. Un auteur à la fois célèbre et obscur, imprégné de toute une tradition littéraire anglo-saxonne et néanmoins emblématique de la littérature « de genre », moderne et daté, ouvert et confiné (continuez sans moi l’énumération, vous avez compris le principe). Un auteur, surtout, qui m’a fait rire comme rarement j’ai ri, et dont le style m’enchante et me réjouit chaque fois plus. P. J. Wodehouse, le créateur de Jeeves. Jeeves ? le valet de chambre le plus efficace des années 1930, celui qui vous apporte un remontant du tonnerre quand vous avez mal aux cheveux, qui vous fait ôter cette abominable veste de smoking française pour vous vêtir du convenable costume à rayures bien britannique, qui termine les citations que vous avez du mal à retrouver de vos jeunes années à Oxford, et qui intervient toujours pour vous délivrer des pièges qu’une redoutable jeune fille vous a tendus. Son maître, le jeune dandy Bertram Wooster, mène entre Londres et New York une existence oisive et mondaine, entouré d’une foule d’oncles milliardaires et de tantes – inévitablement – excentriques, tout en cultivant le don de se retrouver coincé dans des situations inextricables – comme se retrouver fiancé à l’une de ces filles à prétention intellectuelle qui veulent à tout prix lui faire lire du Chaucer plutôt que Meurtre sanglant près de la Tamise, vous rendez-vous compte ?

Les éditions Omnibus ont eu récemment la bonne idée de rassembler en deux volumes l’essentiel de ce qu’il faut savoir sur les tribulations de Jeeves et Bertram, mais si vous faites la fine bouche, lisez simplement le court recueil de nouvelles : Allez-y, Jeeves (10/18). Ce sont les premières et les meilleures.

Etoile Clio

jeudi 22 janvier 2009

Les plaisirs de la torture...

Quoi de plus sympathique qu'une petite torture?! Cette pratique, utilisée depuis toujours, était considérée comme légitime au Moyen Age, et jusqu'au 18ème siècle. Bien qu'aujourd'hui pléthore de chartes, de conventions, d'ONG, et bien d'autres, luttent contre la torture, cette pratique est toujours de rigueur. Preuve que l'homme a changé en cinq siècles: certaines formes de torture sont encore d'actualité! Il n'est plus vraiment question des supplices de la roue, de la vierge de fer (ce fameux sarcophage rempli de piques) ou du pal, procurant cette chaleureuse sensation d'être empalé... Désormais, il est, certes, rare d'assister à un écartèlement public par des chevaux, comme ce fut le cas lors des crimes de lèse-Majesté pour Damiens ou Ravaillac, mais la torture d'aujourd'hui est perfide et toute aussi brutale. Les raisons ne sont jamais valables et choquantes qu'elles soient pratiquées par un particulier ayant une rancoeur contre autrui, ou par des « officiels ». Durant les guerres, ou dans les prisons comme à Abou Ghraib, il n'est pas si rare de constater que la torture par l'eau, simulant la noyade, ou l'usage de l'électricité sur toutes les parties du corps, réputée sous le terme de Gégène, sont d'usage. D'autres supplices, moins connus, sont pour le moins sordides: la goutte d'eau chinoise ne procure pas de souffrance physique immédiate, mais rend sa victime complètement folle. Le principe est simple: faire couler une goutte d'eau sur le front de la personne à intervalle régulier. Mieux vaut passer rapidement l'arrachage d'ongles, l'insertion de produits chimiques dans le vagin, le rectum ou la bouche, et la coupe des membres. Tout le monde se souvient de la fameuse scène de Braveheart lorsque Mel Gibson se fait évicérer, écarteler parmi d'autres charmantes attentions? A présent, la forme à changer mais le résultat est le même. Maï

Barack Obama prête officiellement serment

Barack Obama est devenu le 20 janvier le 44e Présidents des États-Unis. Voici sa prestation de serment. Les médias n'ont pu s'empêcher de relever dans ce moment historique une "gourde", alors que c'est le juge qui a commis un impair, en se trompant sur la phrase. On dit que le Président de l'espoir a fourché sur un mot "faithfully", ("fidèlement), mais il a juste remarqué l'erreur du juge en marquant une pause. Il aurait du coup reprêté serment hier en toute intimité et sans fourcher cette-fois, de quoi contenter les plus bavards. Barack Obama est perfectionniste et a le sens de sa tâche. Mercredi 21 janvier, le Président Américain Barack Obama signe son premier décret : fermer d'ici un an la prison de Guantanamo. Pour lire l'article concernant ce décret, cliquez sur ce lien

Barack Obama Président : télézapping

Barack Oma élu Président de l'espoir: "YES YOU CAN"

mercredi 21 janvier 2009

Mode qui es-tu ?

Le mot mode peut avoir plusieurs sens ; environ huit qui touchent à de nombreux domaines. On distingue les modes en grammaire, les modes en musique, en passant par le mode en philosophie (détermination d’une essence), ou en mathématiques (statistique) et même en cuisine où l’on parle de « bœuf-mode ». Enfin, les trois derniers sens, et ceux qui nous intéressent ici sont : la mode en tant que phénomène, manière passagère de vivre, d’agir, de penser, liée à un milieu, une époque déterminée ; la mode dans le contexte de l’industrie, commerce et industrie de la toilette, et la mode, manière particulière de s’habiller conformément aux goûts d’une certaine société.

Un examen rapide de la définition du mot mode monter qu’à ce terme deux autres vocables sont souvent associés : le monde, pour société ou univers et la modernité.

Dérivé du mot latin modus (manière, façon d’être passagère) et de l’adverbe modo (tout à l’heure, bientôt), cette expression du fugitif et de l’éphémère est en butte à des appréciations parfois critiques comme celle-ci : « C’est un usage passager qui dépend du goût et du caprice » (Dictionnaire de l’Académie française de 1740) ou bien encore : « L’usage est une longue mode, la mode est un court usage. Il n’y a que les chefs d’œuvre en tout genre qui échappent à cette tyrannie. » (Pierre Larousse, Grand dictionnaire universel du xixeme siècle.)

Charles Baudelaire dans sa définition du beau et de la modernité insiste lui sur le rôle de la mode : « Le beau est fait d’un élément éternel, invariable, dont la qualité est extrêmement difficile à déterminer, et d’un élément relatif circonstanciel, qui sera, si l’on veut, tour à tour, ou tout ensemble, l’époque, la mode, la morale, la passion. »

La mode est perçue comme un mouvement qui s’écoule parallèlement au cours de l’histoire, au fil des temps et dans toutes les couches de la société ; Elle incarne le changement, une force rivalisant avec l’habitude.

fée Carabine

mardi 20 janvier 2009

Petite Fée s'occupe de la culture de votre goût !

Milady vous propose la culture artistique distillée au gré des musées picturaux, ou des chefs d'oeuvres à ne pas manquer. Petite Fée fait de même avec toujours un pied dans ce qu'elle aime...
*
Voici l'occasion de cultiver vos papille avec LE PARIS DES CHEFS
- 26 Janvier 2009 - Parc des Exposition Paris-Nord Villepinte (TF1) 10h-20h
*
” La cuisine se regarde, se médite… et se mange “, explique Thierry Marx, l’un des chefs qui a su depuis quelques années amener la cuisine, simple objet de gourmandise, sur le terrain plus complexe de la créativité.
*

Paris des Chefs Avec MAISON&OBJET et Omnivore, la cuisine d'auteur rencontre les créateurs.

Pour quelques minutes, oubliez la gourmandise, l'appétit, les saveurs enivrantes. Pensez un instant la cuisine comme le designer trace sur une feuille blanche le dessin d'un fauteuil ou d'un objet quotidien. Imaginez le goût comme l'architecte définit la structure, la forme et les équilibres d'un bâtiment moderne, ambitieux. Pensez les saveurs comme le photographe cadre son sujet, définit les lignes de fuite, place l'horizon... Vous verrez alors apparaître clairement la définition de la cuisine contemporaine, partie prenante de la création au sens où elle invente de nouvelles formes sensorielles, de nouvelles textures, de nouvelles saveurs comme les créateurs du 21ème siècle conçoivent des formes réelles ou virtuelles, simples ou complexes, évidentes ou dérangeantes.

« La cuisine se regarde, se médite... et se mange », explique Thierry Marx, l'un des chefs qui a su depuis quelques années amener la cuisine, simple objet de gourmandise, sur le terrain plus complexe de la créativité. C'est pour illustrer ce propos que durant une journée, Paris des chefs, le nouveau rendez-vous imaginé par MAISON&OBJET et Omnivore, associe sur scène derrière un piano, un cuisinier à un architecte, un designer, un professionnel de l'image... Nul doute que ces rencontres uniques en leur genre offriront des duos passionnants pour un double regard sur les sens et les sensations. Afin de mieux comprendre pourquoi la cuisine prend une place si importante dans nos cultures et notre quotidien. Et comment elle peut encore évoluer, inventer, imaginer... ce qui est le propre de toute création. LE PROGRAMME 10h30-11h10 Alexandre Gauthier et Stéphane Bureaux 11h10-11h50 Michel Troisgros et Patrick Bouchain (architecte) 11h50-12h30 Thorsten Schmidt et Eric Benqué (architecte) 12h30-13h10 Pierre Gagnaire et Rip Hopkins (photographe) 14h30-15h10 Pierre Hermé et Jean Michel Duriez 15h10-15h50 Iñaki Aizpitarte et Anne Xiradakis (designer) 15h50-16h30 Sonia Ezgulian et Martine Camillieri (plasticienne) 16h30-17h10 Pascal Barbot et Paul Lacoste (cinéaste) 17h10-17h50 Massimo Bottura et Carlo Benvenuto (designer) 17h50-18h30 Jean-François Piège - Un designer Donc pensez-y : PARIS DES CHEFS - 26 Janvier 2009 - Parc des Exposition Paris-Nord Villepinte.

lundi 19 janvier 2009

Milady s'essaye à la cuisine avec un poulet à la japonaise!



Ingrédients pour 2 personnes:

-2 tranches de poulets
-2 poireaux
-10g de gingembre frais
-4 c/s d'alcool de riz AJI-Mirin (sucré)
-2 c/s de Sauce Soja (salé, contrairement à ce que je dis dans la vidéo!)

Les + de la recette : ajouter, après le poulet, environ 100g de pouce de soja, 25g de germes de poireaux...
Émincer en fines lamelles poulet et poireaux. Râper le gingembre.
Dans un wok (ou casserole profonde), faire revenir les émincés de poireaux dans un peu d'huile d'olive (1 bonne c/s) pendant 5 min environ à feu moyen. Puis pousser sur les côtés les poireaux de façon à jeter et faire saisir au centre du wok les émincés de poulets. Une fois que les morceaux commencent à bien blanchir, les mélanger aux émincés de poireaux et ajouter l'alcool de riz Mirin. Laisser saisir quelques minutes. Et au moment où l'on voit la sauce s'évaporer, ajouter enfin la touche finale, la sauce soja. Laisser seulement quelques secondes... et c'est prêt.
Simple, économique vous faites sensation en accompagnant votre poulet aux poireaux à la japonaise d'un riz gluant ou d'une simple salade.

Bon appétit et bonne vidéo!

dimanche 18 janvier 2009

Semaine échangiste

QUAND LES FÉES EN VILLE ÉCHANGENT LEUR RUBRIQUE CA DONNE...
MILADY S'ESSAYE À LA CUISINE
PETITE FÉE SE LA JOUE CULTURELLE
CARABINE DEVIENT LA PRO DE LA MODE
MODA SE RÉVÈLE COQUINE
MAÏ S'IMPROVISE HISTORIENNE
ET CLIO, UNE GRANDE LITTÉRAIRE
 

samedi 17 janvier 2009

J'ai froid, donnez-moi une chapka !

Il fait froid… et il est de notoriété publique que pour se réchauffer, il faut protéger les extrémités du corps. Par chance, en ce très rude hiver, l’accessoire le plus fashion de la saison est la chapka ! Elle est sur toutes les têtes : femmes, hommes, enfants, tout le monde s’y est mis ! Cette casquette à oreilles, a tout d’une grande : elle est chaude, jolie et elle donne ce petit air slave qui nous va si bien.

Ce chapeau traditionnel russe peut être en fourrure, en laine polaire, et on peut au choix rabattre les oreillettes ou les attacher au-dessus de la tête. Bref, il y en a pour tous les goûts, et à tous les prix! On la porte avec tout, mais on essaye d’éviter de la mettre avec son gilet en lapin, au risque d’avoir l’air d’un renard échappé de la forêt.

Fée Moda

vendredi 16 janvier 2009

Le tsar ressuscité



Un soir de novembre 1825, le tsar Alexandre Ier s’éteint à 47 ans, dans une bourgade bien éloignée de Saint-Pétersbourg. Son corps, veillé par sa femme, l’impératrice Élisabeth, est immédiatement autopsié et embaumé avant d’être acheminé vers la capitale.

En 1836, un drôle de personnage apparaît en Sibérie, qui prétend s’appeler Fiodor Kouzmitch. Mais il ne possède ni « passeport intérieur » ni aucun objet personnel. De même, il reste obstinément muet sur son passé – malgré les interrogatoires musclés de la police de Perm. Déporté en Sibérie occidentale pour travailler dans une distillerie d’État, ce vieillard se fait rapidement connaître comme un saint homme, un « starets », sorte de moine-ermite illuminé envoyé par Dieu pour servir de guide spirituel à la population. C’est que ce Kouzmitch n’est pas banal : loin de l’image traditionnelle du moine simple et frustre, l’homme est beau, grand, bien découplé, exceptionnellement instruit et au fait des mœurs de la cour impériale. Il va vivre plusieurs années au milieu des pauvres, dans le plus grand dénuement, enseignant les Écritures aux enfants et aidant les paysans par de judicieux conseils d’agriculture et d’hygiène. Il n’en faut pas plus pour qu’on parle de lui comme d’un noble retiré. Les rumeurs enflent à mesure que grandit la célébrité de Kouzmitch, dont la réputation de sainteté séduit un négociant de Tomsk qui lui offre une petite maison, où il peut vivre en paix dans la prière et la méditation. Peu à peu, des pèlerins affluent vers le « starets » : des hommes simples, mais aussi d’éminents prélats ou des officiers. La dignité de son maintien, la noblesse de son esprit et sa grande culture ne sont pas étrangers à un tel succès. À sa vue, un soldat s’écrie : « C’est notre tsar ! Notre père Alexandre Pavlovitch ! » Ce à quoi Kouzmitch lui répond aussitôt : « Je ne suis qu’un vagabond. Tais-toi. Sinon, tu risques d’aller en prison. »

Jusqu’à sa mort, en 1864, il refusera de révéler le mystère de sa naissance. À ce moment-là, pour beaucoup, le starets Kouzmitch n’est autre que le tsar Alexandre, qui aurait organisé de fausses obsèques pour mieux abandonner le pouvoir et se retirer du monde incognito, comme il en avait maintes fois émis le désir. On rapporte des miracles étonnants ; on fait des rapprochements entre les deux hommes – notamment quelques signes physiques qu’ils ont en commun ; on interprète les incohérences, certes troublantes, qui ont entouré la mort du tsar. En 1921, le gouvernement soviétique aurait ouvert le cercueil d’Alexandre, qui serait… vide, bien entendu ! Ce que n’a corroboré aucune confirmation officielle.

Peu importe, l’imagination populaire a fait sienne cette histoire de « résurrection » d’un tsar. Ce n’est pas la première fois dans l’histoire qu’un cercueil est vide ou que le mort n’est pas celui qui doit l’être – pensons à Napoléon. Et il faut bien qu’Alexandre Ier ait trouvé un moyen romantique d’expier l’assassinat de son père Paul, et d’apaiser ainsi le plus brûlant des remords…

Lire le classique Alexandre Ier de Henri Troyat (Flammarion)
ou la biographie très exhaustive que Marie-Pierre Rey consacre au tsar, chez Flammarion également, qui sort ce mois-ci en librairie.


Étoile Clio

jeudi 15 janvier 2009

La drague à la russe: clichés

La drague reste pour vous, soit un exercice de gros lourdeau, soit une opération charme qui marche à pile ou face? Voici la nouvelle génération de drague, réservée aux femmes! Le cours Rakovski, pour le moins étrange, initie les femmes russes, aisées de surcroît, aux nouvelles formes de drague. Charmant.

Baptisée la Bitch Academy, l'école des garces, par les russes, elle apprend, moyennant finance, à devenir une véritable « salope » (veuillez m'excusez pour cet élan de grossièreté...qui reste cependant justifié). Le but est d'appâter le mâle en chaleur, mais surtout fortuné, en touchant les points sensibles, si vous voyez ce que je veux dire... Cette forme détournée de la prostitution, déconcertante, permet néanmoins d'empocher le pactole. Les apprenties séductrices apprennent à jouer l'institutrice, la lycéenne ou encore la dominatrice. Tout un programme! La clé de la méthode Rakovski est un mélange de thérapie comportementale et de coaching d'entreprise. Cela parait presque sérieux!

Cette séduction, attachante et oh! combien élégante, a au moins l'intérêt de s'assurer des jours heureux!

Qu'il est loin le cliché de la femme russe soumise, bonne mère au foyer, attendant son cher mari, le bortsch déjà tout prêt. Certes l'homme russe, si nous restons dans les clichés, n'est pas très attrayant. Bougon, les traits coupés au couteau, buveur de vodka, la chapka sur la tête et la kalashnikov cachée sous le manteau, à première vue, ce n'est pas très excitant.

Il n'empêche que la Russie a besoin de voir sa courbe de natalité grimper et ce n'est pas en allant fricoter avec des riches russes, ou des riches tout court, que cela risque d'arriver ! En dehors du problème démographique - qui nous passionne et nous concerne tous – il faudrait envisager de retrouver sa dignité!

Étoile Maï

mercredi 14 janvier 2009

Vladimir Maiakovski

Vladimir Maiakovski est un écrivain russe d'origine cosaque né en 1893 a Bagdadi en Géorgie. Il devient l'un des meneurs du mouvement futuriste russe. Poète, dramaturge, affichiste, scénariste... il se suicide à l'âge de 37 ans d'une balle de revolver en plein cœur.

Voici une traduction de l'un de ses poèmes sur la ville :

Chuchotis, chahuts et grabuges

Echos des villes vous traînez un chahut
Sur pied de chuchotis et sur fracas de rouages,
Mais gens, chevaux, tout n'est que cohues,
Serviles aux lignes de ces fugitifs nouages.

Le mioche traîne avec lui un 'tit chahut.
Sons par sacoches des porte-containers.
Froufrou du coursier au fil de sa chasuble.
Le tramway pleuvra des roulement de tonnerre.


Vers la place tous à travers les passages
S'en vont au gré des canaux entrecroisés d'âmes,
Où, gueule entrefroissée et barbouillée de fange,
On sacre empereur sur les bazars le ramdam.




Fée Carabine.

mardi 13 janvier 2009

Twitter, sacrés gazoullis !



Après msn messenger, Myspace, Facebook, msn blackberry, il ne manquait plus que Twitter.
La communication en toute simplicité. Entre la messagerie instantanée et le blog, voici la recette du succès Twitter:


Un principe élémentaire:

On échange avec les membres de son réseau des minimessages (tweets) en temps réel de 140 caractères maximums. Ces tweets servent à communiquer tout et n'importe quoi : "mon café est brûlant" ou encore, "j'irais bien au ciné". Ces phrases courtes sont des gazoullis, traduction littérale de Twitter et permettent à nos amis de savoir ce qu'on fait, et où on est.

Ces tweets sont assez proches des posts que les facebookers inscrivent sur leur wall, sans le côté mise en valeur qui peut déplaire.


L'atout majeur: fonctionnalité multiréseaux


Après une inscription gratuite, on se sert du moteur de recherche pour trouver les contacts avec lesquels on souhaite dialoguer. Il ne reste plus qu'à demander à faire "suivre" leurs messages.
Avec Twitter, les messages peuvent être rédigés directement sur la page web, mais aussi depuis le portable ou encore d'une messagerie instantanée. Du coup, chaque message envoyé est publié en étoile sur tous nos moyens de communication connectés. Plus questions de perdre ses amis de vue.


Les professionnels l'ont adopté:

Journalistes et politiques (Barack Obama l'a utilisé comme outil de campagne) ont su trouver en Twitter le moyen de communication idéal : brièveté des messages, rapidité des transmissions, simplicité d'utilisation.

Bhein alors, qu'est-ce que vous attendez pour rejoindre la communauté Twitter et être sur les starting-blocks!

Twitter n'est pas encore au point en matière de sécurité. Nul n'est à l'abri d'un piratage, et voir des messages injurieux être publiés en son nom.

C'est bien la preuve en tout cas, que Twitter cartonne !

Cliquez ici, et vous voilà sur la planète Twitter.
Fée Milady

"Romovaia Baba" Baba au rhum

BABA AU RHUM ET AUX RAISINS SECS.
Pour 10 à 12 personnes: 25 g de levure de boulanger, 80 g de sucre, 1/4 de litre de lait tiède (50°), 1 cuillerée à café de sel, 480 g de farine tamisée, 8 œufs légèrement battus, 345 g plus 30 g de beurre ramolli, 60 g de raisins de Corinthe, 30 g de raisins de Smyrne.
*
Ajoutez à 1 litre de lait tiède dans un bol 1/2 cuillerée à café de sucre et la levure. Laissez reposer 2 à 3 minutes, puis remuez jusqu'à dissolution complète de la levure. Mettez de côté dans un endroit tiède, à l'abri des courants d'air - un four éteint, par exemple et laissez reposer 5 à 8 minutes, ou jusqu'à ce que le mélange ait doublé de volume. Mélangez dans une terrine le reste du sucre, le sel et la farine. Creusez un puits au centre et versez-y la levure au lait; ajoutez le reste du lait, les œufs et incorporez la farine aux ingrédients liquides, à l'aide d'une grande cuiller. Continuez à remuer jusqu'à ce que la pâte soit relativement ferme. Pétrissez-la avec les mains pendant 10 minutes environ, ou jusqu'à ce qu'elle soit souple et élastique. Couvrez la terrine d'un torchon et placez-la dans un endroit tiède à l'abri des courants d'air, pendant 1 heure ou jusqu'à ce que la pâte ait doublé de volume. Ecrasez-la à coups de poing et pétrissez-la pour lui incorporer 345 g de beurre ramolli, à raison de 15 à 30 g à la fois. Ajoutez ensuite les raisins de Corinthe et de Smyrne. Badigeonnez avec 30 g de beurre ramolli le fond et les parois d'un moule à kougloff d'une capacité de 3 litres. Tassez la pâte dans le moule; elle doit monter à mi- hauteur. Couvrez d'un torchon et mettez de côté, pendant 1 heure, dans un endroit tiède à l'abri des courants d'air ou jusqu'à ce que la pâte ait doublé de volume et qu'elle ait presque atteint le bord supérieur du moule. Faites chauffer le four à 210°. Faites cuire le gâteau au centre du four 10 minutes, puis réglez à 175° et faites cuire encore 35 minutes. Retirez du four, drapez une serviette sur le moule et laissez reposer 5 minutes. Glissez un couteau le long des parois intérieures du moule, retournez le gâteau et démoulezle sur un grand plat creux. Retournez-le alors avec précaution.
*
SIROP: 480 g de sucre, 3,5 dl d'eau, 1 tasse de rhum foncé.
*
Mélangez le sucre et l'eau dans une petite casserole, et amenez à ébullition, sur feu vif, en remuant sans cesse. Sans y toucher, laissez cuire vivement 5 minutes, jusqu'à ce que le sirop soit assez épais pour napper légèrement une cuiller. Versez dans une terrine et ajoutez, en remuant, le rhum.
*
GLAÇAGE (facultatif): Versez lentement à la cuiller le sirop chaud sur le gâteau chaud. A l'aide d'une grande cuiller, arrosez le gâteau, toutes les 10 minutes environ, avec le sirop qui s'amasse autour du gâteau. Une fois tout le sirop absorbé, vous pouvez, si vous le voulez, glacer le gâteau avec le glaçage blanc (soupoudrez de sucre glace le sirop chaud), juste avant de servir.
Mmm c'est bon !!
PETITE FEE

lundi 12 janvier 2009

Le Carrose Littéraire fait aussi escale en Russie avec Gogol

Voici la dernière critique de notre Milady pour Nonfiction.fr.
 Un voyage en littérature, à carrosse, présenté comme topos littéraire, symbole de la contingence. 
Pour lire la critique, cliquez sur ce lien.

"Les Insurgés", une épopée bouleversante

C’est à la mort de leurs parents, assassinés par l’armée allemande en 1941, que les frères Bielski se réfugient dans les bois. De cette initiative naît bientôt un exode. Au cœur de la forêt biélorusse, un ghetto de juifs résistants prend les armes pour repousser les attaques allemandes. Défendre cette parcelle de terre où peu à peu s‘improvise une société avec une synagogue, une école, des ateliers.  
Le leader de ces insurgés n’est autre que l’aîné des Bielski, Tuvia, qui va les guider pendant plus de quatre années. Une histoire vraie portée à l’écran par le réalisateur du « Dernier Samouraï », Edward Zwick. Dans le rôle du héros Tuvia, un Daniel Graig émouvant et juste. Face à la tragédie, le courage pend le pas sur les doutes. C’est le visage émacié, le regard lourd du poids de la vie que le nouveau 007 conduit un peuple à se battre pour sa survie. « Les insurgés », une épopée bouleversante qui lève le voile sur une réalité jusqu’ici encore tenue secrète. 

En salle le 14 janvier prochain


Cliquez ici pour voir la fiche technique complète du film sur allocine


Voici la bande-annonce du film : 
Fée Milady 

dimanche 11 janvier 2009

Semaine Russe

CETTE SEMAINE, LES FÉES EN VILLE FÊTENT LE RÉVEILLON RUSSE. 

Mariposa papillonnera désormais vers d'autres aventures...Toutes les Fées en ville lui souhaitent en ce début 2009 chance et bonheur.

Une nouvelle Étoile arrive dans la nébuleuse des fées. Après Maï, c'est au tour de Clio de rejoindre l'équipe. De l'Histoire, elle en contera les anecdotes les plus insolites... Bienvenue Clio!

Quant à notre semaine Russe...

Milady nous parlera du Film Les Insurgés, une épopée bouleversante. Elle nous révélera ensuite les clés du succès Twitter!

Avec Petite Fée, nous apprendrons à faire l'incroyable Romovaia Baba, le Baba au Rhum!

Carabine nous fera découvrir ou redécouvrir l'écrivain russe Vladimir Maiakovski qui appartient au mouvement futuriste.

Maï se penchera sur la drague des russes. Tout un programme.

Clio nous contera l'histoire du tsar ressuscité.

Quant à Moda, elle nous réserve une surprise...

samedi 10 janvier 2009

Mais qui est Sam Gold ?

Vous n’avez pas pu passer à côté de lui…il a envahit la toile ces derniers mois. Sam Gold, le personnage énigmatique de Facebook, n’est autre que le créateur de la marque éponyme.

Sans vous en révéler trop, ce grand amateur de poker a voulu offrir aux passionnés mais aussi novices branchés un morceau de jeu. Son Roi, facilement reconnaissable, s’affiche sur les poitrines des plus grands joueurs de poker, et se cache parfois dans des tee-shirt au graphisme plus travaillé.
Ici avec Gilles Sebbane et Philippe Rottemberg
L’idée ? “You Can’t Stop The Game”, vous ne pouvez pas arrêter le jeu… et on veut bien le croire, à la vue de la déferlante poker qui s’est abattue sur la planète depuis quelques années.


Ne le cherchez pas, il est partout ! Et s’il n’est pas encore dans votre dressing, cliquez ici !
Fée Moda

La sexualité des rois et reines

En cette semaine royale, la sexualité des rois et des reines et mise à l'honneur. Qu'ils aient une libido importante ou non, et quelque soit leurs choix sexuels, leur histoire n'est pas si éloignée de la nôtre. Quelques petits rappels historiques...

Durant son règne, François 1er ne cache pas son goût pour les femmes. L'infidélité est l'une de ses caractéristiques. Il a dit « une cour sans femmes, c'est comme un jardin sans fleurs. » Un vrai poète... D'ailleurs parmi ses nombreuses maîtresses, nous pouvons compter Françoise de Foix, comtesse de Chateaubriant, supplantée par Anne de Pisseleu. Duchesse d'Estampes, elle est aussi demoiselle d'honneur de Louise de Savoie, la mère du roi. Ce n'est qu'un petit échantillon du patchwork des femmes de François. Mais il reste bon à savoir que certaines ont joué un rôle politique. La comtesse de Thoury par exemple est à l'origine de la construction du château de Chambord. Si l'on compare à aujourd'hui, les temps n'ont guère changé en ce qui concerne la vie sentimentale débridée des plus grands. Le libertinage n'est simplement plus officialisé. En revanche, ce qui change profondément sont les conséquences de ces aventures sexuelles. Aujourd'hui, la modernisation fait que l'on ne meure plus de la syphillis comme le pauvre roi François.

Tellement de choses peuvent être dites sur la sexualité des rois qu'une vie ne suffirait pas.

Henri 3, au style avant-gardiste, la boucle à l'oreille et le look travaillé, passionné par les femmes, n'a sans doute pas ignoré les fameux mignons qui l'entouraient. Ou encore Louis 13, misogyne avéré, considère les femmes comme frivoles et vicieuses. La présence des favoris à sa cour laisse supposer qu'il préfère la gente masculine. D'ailleurs, ses difficultés à donner un héritier à la couronne peuvent appuyer cette thèse. Mais ne soyons pas trop mauvaise langue, il finit par donner à Anne d'Autriche un roi au trône de France, et non des moindres, Louis 14.

Restons dans les Louis, avec le bien nommé Louis 16. Si, lui, a mis sept ans à faire un enfant à Marie-Antoinette, ce ne sont pas pour les mêmes raisons que Louis 13. Atteint d'un phymosis (dans la plupart des cas, le prépuce étant trop petit, il empêche le gland de se décalotter), les rapports sexuels lui sont trop douloureux pour pouvoir imaginer une descendance. Mais une fois le coup de bistouri passé, les choses se sont améliorées. Mais le bon roi Louis n'est définitivement pas porté sur la chose. Il est en effet le seul roi de France a n'avoir jamais eu de maîtresses.

Mais où sont les reines? Les coquines se trouvent surtout en Russie. Il faut croire que le temps glacial y est pour quelque chose...Catherine 2, notammen,t est réputée pour ses multiples amants. Plus d'une vingtaine au compteur. Potemkine, Poniatowski, Sobourov et Orlov restent les préférés. Elle est la seule à avoir créé la charge de favori! La légende veut, qu'avide de sexe, elle soit morte d'une hémorragie provoquée par un rapport sexuel avec un cheval. La réalité est moins trash (pour les curieux, elle est morte d'une crise d'apoplexie.)


Voilà peut-être une manière de rapprocher certains d'une matière peu appréciée à l'école
!


Étoile Maï


vendredi 9 janvier 2009

Des rois pour la galette!

Aujourd’hui, mettons à l’honneur, plutôt que la galette, les rois. Non pas « les » rois, ceux que nous connaissons tous pour avoir suivi la fameuse étoile, mais les autres rois, qui ont peut-être moins frappé notre imaginaire avide de riches étoffes, de myrrhe, d’encens et de sagesse orientale, mais qui ont plus trivialement construit la France, et conséquemment notre société.


Avec ses multiples origines et ses tout aussi multiples formes, la galette est le clou du « jour des Rois »… depuis le XVIIIe siècle, c’est-à-dire assez récemment. Ses origines remontent à loin, en revanche, empruntant au rite païen des Saturnales dans la Rome antique, aux coutumes religieuses byzantines, et enfin à la définition de l’Épiphanie chez les Chrétiens. Mais, en France, la galette était depuis longtemps l’apanage des rois avant d’être celui du petit Jésus. Le vassal l’offrait au seigneur du domaine en même temps que l’impôt, pour rappeler que le moulin à blé appartenait au suzerain ; la nouvelle accouchée en faisait porter une au château dudit seigneur ; les représentants d’une ville la présentaient au roi qui venait en visite… Bref, ce gâteau rond en pâte feuilletée en ou brioche, symbole à la fois de respect et de réjouissance, était profondément ancré dans les usages français.

Il y avait d’ailleurs, en ces temps royaux, une confusion habilement entretenue sur ces Rois que l’on « tirait » : en témoigne une anecdote rapportée par Jean Héroard, médecin particulier du futur Louis XIII et qui a suivi minutieusement dans son journal l’évolution physique et psychologique du futur roi, notant avec une tendresse certaine jusqu’au moindre babillage. Le dauphin Louis a huit ans. Le jour de l’Épiphanie, on lui fait tirer les rois, et – ô surprise – il a la fève. On veut donc faire roi ce petit garçon, mais Louis refuse énergiquement…
Il dit « Je ne veux pas être le Roi ! » Sa nourrice lui demande pourquoi. « Je ne veux pas l’être ! » Il appelle M. de Ventelet [son maître d’hôtel] et lui dit tout bas à l’oreille : « N’y faites point mettre de fève, afin qu’il n’y ait point de Roi. – « Monsieur, lui dit sa nourrice, si Dieu est Roi, il faudra que vous teniez sa place. » - « Je ne veux pas, moi ! » - « Comment, Monsieur, dit un chacun, refusez-vous à tenir la place de Dieu ? » Il s’arrête avec crainte : « Hé ! C’est à papa ! » - « Monsieur, il faut que ce soit vous qui la teniez ici ! » - « Hé ! je veux bien ! »

Héroard ne fait de commentaires sur cette petite scène, mais nul doute qu’il aura été frappé par l’intuition de son jeune patient, qui semble avoir parfaitement compris qu’on attend de lui bien plus que jouer au roi, et recule un moment devant ce lourd fardeau, avant de se plier à la volonté de ses futurs sujets. Ici, point de rois mages ou d’étoile du Berger. Les seuls rois dont on parle sont le roi de France pour le royaume terrestre… et Dieu pour le royaume céleste.


Même les amusements sont graves, pour la vie d’un dauphin. En contrepartie, pour un roi déjà sur le trône, le jour des Rois est prétexte à une fête joyeuse, légère, qui permet au souverain de déposer quelques instants le poids de ses soucis. Le Mercure galant de janvier 1684 rapporte une Éphiphanie de tous les diables ! Louis XIV avait décidé cette année-là de célébrer le jour des Rois avec tous ses courtisans. Dans la grande salle, cinq tables sont dressées – avec tout le faste qu’on sait : c’était avant l’assombrissement dévot de la cour et l’influence supposée de Mme de Maintenon – et cinq galettes apportées. À chaque table, il y eut donc un roi et une reine, et un jeu s’installa, qui mit en joie toute la cour : les tables devinrent autant de royaumes, les souverains élus par la fève nommèrent des ministres, des officiers, des ambassadeurs, lesquels étaient envoyés aux tables voisines pour déclarer la guerre ou proposer une alliance. Les règles de la politique extérieure furent singées avec tant de grâce, de gaieté et de folie que le Roi-Soleil, qui n’avait pas été désigné par le sort, tout content de ne pas régner pendant quelques heures et de recevoir des ordres au lieu d’en donner, déclara vouloir recommencer l’année suivante.

La fête des Rois servit également à des édits bien peu religieux : au début du XVIIIe siècle, une guerre de la galette opposa boulangers et pâtissiers, conflit qui fut réglé par une série de mesures opérant la distinction entre les deux professions. Et sous la Révolution, dans la tendance impérieuse qui rebaptisait tout ce qui pouvait rappeler de près ou de loin l’Ancien Régime honni, la fête des Rois devient fête des Sans-culottes, ou, mieux encore, fête du bon voisinage ! Il est à peine besoin de dire que les révolutionnaires de la Terreur avaient voulu supprimer tout bonnement la fête, mais c’était chose impossible tant la galette faisait partie du mode de vie. Les rois avaient disparu, mais non la coutume, plus tenace que tous les gouvernements. Il a bien fallu, après coups, redonner du sens à la fête, et, le retour au religieux aidant, on convia à nouveau les Rois Gaspard, Melchior et Balthazar…