vendredi 13 juin 2008

Soirée Blanche live

Soirée Blanche avenue des Champs-Elysées

Pour la vingt et unième année consécutive, plus de deux mille personnes ont dîné hier soir avenue des Champs-Elysées toutes vêtues de blanc. Les Fées en ville ne pouvaient rater une occasion de célébrer l'été avec plein de nouveaux amis. Toute l'organisation, mystérieusement secrète, s'est effectuée par échange de sms, de mails, d'annonces sur facebook... Le plus excitant est que le lieu du RDV a été divulgué à la dernière minute. C'est donc habillés de blanc que des milliers d'inconnus se sont retrouvés à dresser des tables clandestines pour faire la teuf sur la plus belle avenue de Paris, et cela malgré la froid automnale. Milady

jeudi 12 juin 2008

Total look blanc ?

Cette semaine, le blanc est à l’honneur chez les fées !
Dans le monde impitoyable de la mode, on dit que le blanc grossit. Du coup, on se demande souvent comment le porter et surtout si on doit oser. Mais le blanc, c’est aussi la tenue de mariage dont on rêve toutes, c’est la couleur qui fait ressortir le teint hâlé, et surtout ça va avec tout. On peut le porter par petites touches ou en total look.

Alors je vous le dit, n’ayez plus peur et suivez le guide !

Nous, on a osé le blanc intégral !

Milady porte une robe bustier rétro année 50
45 euros chez Jet Kid 23, rue Poncelet
Elle casse le total look avec des lunettes Chloé rouges
219 euros chez Optique et Chocolat 28 rue Poncelet
Elle a choisi d’être à l’aise dans ses ballerines en verni blanc
130 euros repetto



Quant à moi, j’ai trouvé dans mon placard une robe toute blanche en coton et brodée
Gérard Darel (une ancienne collection)
Que j’ai assortie à un sac style hippie chic en paille rebrodé de fleurs blanches
Pour me la jouer, j’ai sorti mon boa blanc
Et la final touch, c’est Vin's (à ne pas confondre avec Léon, du comptoir des Cotonniers!), le bouledingue français le plus chou de la planète ! C’est pas la classe ça ?

Si les fringues blanches, ce n’est pas votre style, vous pouvez opter pour un accessoire :


Comme ces irrésistibles bracelets blancs
Sensylo Tube de cristal hypoallergénique et étanche avec ruban (12 euros) de satin et strass (28 euros ) swarovski contact@laurafarbiarz.com


Ou encore les incontournables et désormais célèbres Air Force One blanches ! Il paraît même que c’est la chaussure la plus vendue de tous les temps ! (d’après le documentaire, Sneakers, le culte des baskets). Les initiés les appellent les « Uptown », car lorsqu'elles sont sorties, elles n'étaient portées que par les gens des quartiers nord de New York, comme Harlem. Désormais, elles sont tout simplement les baskets les plus hype du marché. La mode vient toujours de la rue ! Elles viennent de fêter leurs 25 ans. Environ 80 euros.

Et vous le blanc, vous le portez comment ?

Moda

¿Quieres casarte conmigo?

Je souhaite bien du courage à celles qui veulent passer la bague au doigt (de la main droite) d'un espagnol! Avant la majorité nuptiale fixée à 30-35 ans, l'espagnol vit chez «pôpo» et «monmon car il préfère capitaliser avant d'acheter son petit cocon. En bonne épouse modèle on leur apprendra donc que le lin rétrécit au lavage» Les espagnols se marient uniquement à l'église, et ne passe pas devant le maire (ce qui est très pratique pour la robe). Lors de la célébration religieuse, la mariée porte la mantille blanche. Cette alternative traditionnelle pour le voile est avant tout andalouse. La belle-mère quant à elle la porte noire avec un grand peigne. (et pleure...de joie) Les mariés se font glisser entre les mains de la monnaie (las harras) pour symboliser «ce qui est à moi est désormais à toi...». Mais bon, si vous espériez porter le nom de famille de votre mari, n'y penser même pas! On porte à vie deux noms en Espagne: celui de son père et celui de sa mère. Il m'est donc arrivé de rencontrer un Antonio Rodriguez-Rodriguez car les familles espagnoles sont immenses. Pour nous autres femmes françaises un peu frustrées, réjouissons-nous, notre enfant portera toujours notre nom! Une chose est au moins sûre, lors d'un mariage espagnol, il y a de fortes chances de faire la fête le soir de la «boda»...Et si vous y êtes invité, vous repartiez sans aucun doute mesdames avec un petit paquet de dix cigarettes et messieurs avec un cigare. La loi anti-tabac n'est pas encore d'actualité il semblerait... Mariposa

mercredi 11 juin 2008

La "Blanche" Gallimard

Drôle de nom pour une collection. Et pourtant, il est d’usage de dire qu’on a lu tel ou tel livre dans « La Blanche » de Gallimard, la collection des plus grands auteurs du xxe et peut-être du xxie siècle. « La Blanche » ne s’apparente pas clairement à une collection, elle reçoit tous les genres : essai, poésie, roman, mais veut se distinguer par la qualité des ouvrages qu’elle publie, sans ligne éditoriale précise. Une collection qui collectionne les grands noms, les grandes oeuvres!

Mais ce qui paraît intéressant en cette semaine blanche est surtout l'appellation « Blanche ». Elle fait référence aux couleurs revêtues par la plupart des premiers volumes brochés publiés par la maison d'édition, dont les couvertures étaient de couleur crème et non jaune paille comme aujourd'hui. La maquette retenue détonait dans les rayonnages des librairies où dominait une titraille noire sur fond jaune. Plus tard, alors que les différentes maisons usent de couleurs et d’illustrations pour se distinguer, se faire une place, Gallimard peut se targuer d’être identifiable sans le moindre effort. Gallimard est le blanc et la classe incarnée. La collection accorde à sa couleur des marques de noblesse. Pas besoin d’en rajouter, le nom de l’auteur et la qualité de l’édition suffisent. Le blanc comme l’anti-vulgarité, l’anti-mauvais goût. Ainsi, les best-sellers comme Les Bienveillantes ne porteront qu’un simple bandeau. À l’image d’une belle femme, la collection refuse les fards et préfère le naturel (un naturel travaillé bien sûr !). La maquette de couverture a été conçue à l'occasion de la parution des trois premiers volumes de la collection par l'éditeur Verbeke à Bruges. On veille déjà au moindre détail, rien n'est laissé au hasard — on sait, depuis Mallarmé, ce que la poésie doit à la typographie, et inversement. La maquette finale relève d'un refus catégorique de traitement décoratif au profit d'une lisibilité intacte, privilégiant unité typographique et sobriété de la composition. Elle se rattache à celle de « La NRF » par son papier mat de couleur crème, par l'adoption d'une elzévirienne assez fine et allongée, aux contrastes de graisses peu marqués, et par l'impression en deux couleurs, rouge et noir. Elle en diffère cependant par le cadre à filet noir et double filet rouge.

Cette maquette sera stabilisée durant l'entre-deux-guerres, une fois le filet horizontal entre l'auteur et le titre supprimé, le monogramme NRF traité typographiquement (Garamond puis Didot italiques), le Didot gras adopté pour l'impression du nom de l'auteur et le titre et enfin les filets rouges et noir prolongés en dos. Au cours des années 1950 apparaissent les premiers résumés en quatrième page de couverture.

Si le blanc représente incontestablement la qualité et la noblesse chez Gallimard, une anecdote en témoigne. Pennac, à ses débuts, était publié dans « La Série Noire », pendant policier de la première. La fée carabine par exemple est publiée en 1987 dans cette collection « de seconde main ». Il faut attendre 2003 et le succès et la reconnaissance que l’on connaît à cet auteur pour que le même ouvrage passe en « Blanche » ! sans le moindre complexe…

Carabine

mardi 10 juin 2008

Comment faire un risotto !

Risotto in bianco

POUR 4 PERSONNES: 300g de riz rond (arborio)- 1,2 Litre de bouillon de volaille- 1,5 dl de champagne, mousseux ou vin blanc- 100g de crème fraîche- 30g de parmesan fraîchement rapé- 50g d’oignons haché- 3 gousses d’ail écrasé (ou purée d’ail)- noix de muscade- 40g de beurre- sel- poivre.
***
Faire chauffer le bouillon. Faire fondre le beurre dans une sauteuse anti-adhésive. Faites y dorer l’oignon 1min. puis versez le riz en pluie. Laissez cuire 3 min. en remuant sans cesse : le riz doit être blond, presque translucide. Mouillez avec le champagne et, dès qu’il a été absorbé, ajouté l’ail écrasé et versez le bouillon en 5-6 fois. Attendez que le riz ait absorbé tout le bouillon pour en ajouter. Pour que le riz absorbe tout le bouillon compter environ 20 min., sans cesser de tourner. Lorsque le riz est prêt, retirer la sauteuse du feu, ajouté la crème fraîche, le parmesan . Ce risotto accompagnera délicieusement viandes blanches et poisson. Très bon aussi en plat de résistance avec une simple salade de roquette et quelques brin de ciboulette ! Et maintenant que vous connaissez la recette de base, ajoutez des légumes, des crevettes, et tout ce qu’il vous plaira, pensez juste au temps de cuisson des légumes que vous ajouterez ou alors cuisez-les à côté et ajoutez les en toute fin de cuisson ;)
Bon appétit !
PETITES ASTUCES: -Ne salez le risotto qu'à la toute fin si cela manque, car le bouillon de poule est déjà salé ainsi que le parmesan. Donc attention garder la main légère ;) -Vous pouvez ajoutez 2 cuil. à soupe de Marsala (alcool qui donne un délicat goût de sabayon) à la toute fin avec le parmesan cela donne une petite note appréciable et appréciée ! - Pour les bons gourmands, vous pouvez remplacer la crème fraîche légère par 3 cuil. à soupe de Mascarpone. A VOUS DE JOUER !
Petite Fée

lundi 9 juin 2008

Remerciements

Au nom de toute l'équipe des Fées en ville, nous tenons à remercier Fred pour son aide à la mise en place de notre blog, et Tarik Briziz pour la réalisation des photos, très glamours. Fées en Ville

Blanc & symbloles

Le blanc s’absente…

Notre vocabulaire s’est accaparé du blanc pour exprimer le manque :

Une page blanche (sans texte) Une voix blanche (sans timbre) Une nuit blanche (sans sommeil) Une balle à blanc (sans poudre) Un chèque en blanc (sans montant) J’ai un blanc …

Il est temps de combler cette vacuité blanche par ses riches et universelles symboliques.

Blancs de nos pairs

Pluriel est le blanc. Mat se disait albus en latin. Il donna naissance à l’« albâtre » ou encore l’« albunime » en français. Brillant, candidus de son origine latine, est le « candidat » qui porte une robe blanche pour se présenter au suffrage des élections. Par extension, le blanc est devenu la couleur symbolique du candidat qui change de condition. Le blanc est aussi célèbre pour être la synthèse de toutes les couleurs.

Blanc virginal ?

Voilà un code plus récent qu’il n’y paraît. La femme affiche sa véritable ou prétendue virginité en blanc depuis le XVIIIe siècle. Valeur bourgeoise occidentale qui apparaît aujourd’hui comme une ancienne tradition que l’on perdure à solenniser. Blanc sensuel des dentelles qui éveillent le désir de l’homme. Qui a dit que les vierges n’étaient pas farouches ?

Jadis, le blanc et le mariage ne faisaient pas encore bon ménage. Le rouge représentait la couleur des mariées sous la Rome Antique. Et cette tradition se perpétue en Chine et ailleurs. Le blanc symbole de l’innocente jeunesse, présente ou perdue, constitue aussi la marque physique de la vieillesse avec les cheveux qui blanchissent. En Asie et certains pays de l’Afrique, le deuil se porte en blanc.

Naissance, mariage, mort, cercle de vie couronné de blanc. Spiritualité.

Blanc de la propreté immaculée !

Depuis le Moyen Âge jusqu’à quelques décennies seulement, il était inconvenant, voire indécent, de porter des sous-vêtements colorés et de posséder du linge de maison autre que blanc. La raison ? Il semblerait simplement que le blanc soit le seul à être suffisamment solide et stable pour résister aux lavages bouillants pratiqués alors. Le blanc est devenu ainsi symbole d’hygiène, et bien que notre société moderne ait démocratisé l’usage de la couleur, le blanc demeure et demeura dans nos esprits la marque de la propreté immaculée. La preuve en est avec l’un des plus célèbres slogans publicitaires pour le linge : « Plus blanc que blanc »…

Divinité blanche

Le dogme de l’immaculé conception date, rappelons-le tout de même, de 1854. Avant, la Vierge était représentée en bleu, couleur star du Moyen Âge.

Blanc divin de la lumière divine et des anges. Du coup, les rois, incarnations physiques de Dieu, se sont appropriés le blanc comme l’émanation de leurs autorités royales.

Blanc aristocratique

Aux XVII et XVIIIe siècles régnait le dictat de la blancheur, de peau. Signe de beauté pure, l’aristocratie se distinguait naturellement des paysans dont la peau se tannait sous le soleil de leur labeur. Plus qu’une mode, le blanc devint un enjeu social. Des crèmes et poudres blanchissaient exagérément la peau. Cette mode est belle et bien révolue. Bien que nous ayons du mal à prendre au sérieux les menaces des effets du soleil, il n’est pas exclu qu’on revienne un jour vers ce teint clair. La mode asiatique est déjà lancée avec les si jolies ombrelles à froufrous…

Masque blanc

Notre imaginaire associe le blanc à l’innocence. N’ayons pas pour autant une foi aveugle en la pureté du blanc : certaines sectes se sont servies de la symbolique de la couleur blanche pour légitimer leurs actions.

Milady

Michel Pastoureau, Le petit livre des couleurs, Points Histoire, 5 euros.

Semaine Blanche

Après la semaine consacrée à Marie-Antoinette, Milady surfera sur la symbolique du blanc pour bientôt nous faire découvrir l'histoire de la Place Blanche à Paris. Petite Fée dévoilera, en images, les secrets du risotto au parmesan. Carabine présentera la prestigieuse collection blanche de la célèbre maison d'édition Gallimard. Pendant ce temps, Mariposa nous parlera du mariage à l'espagnol. Quant à Moda, elle nous réserve une surprise très très blanche...

samedi 7 juin 2008

Le style Marie Antoinette : mode d'emploi !

Cette reine du glamour avait un style ultraféminin. Elle était accroc au shopping, et le bleu était sa couleur préférée. Prenez-vous pour une reine le temps d’un après-midi ou d’une soirée et adoptez le style Marie Antoinette. Le corset est l’élément indispensable. Il met la poitrine en valeur et glamourise vos tenues. Vous pouvez aussi opter pour un petit top à volant, ou à décolleté carré avec un liseré de dentelle. Les manches ¾ de préférence. Les chaussures doivent avoir une boucle, et si vous pouvez vous les offrir, Roger Vivier en fait de magnifiques ! Pour les bijoux, il vous faut un tour de cou, avec au choix un camé ou des perles. Et pour accessoiriser votre tenue, choisissez un éventail ou un ruban. Quant au make up, au placard les UV et les poudres de soleil. Le teint doit être très poudré et pâle. La bouche, quant à elle, est rouge et mat. Voici ce que les fées ont trouvé dans leur dressing cette semaine : Photo : Tarik Briziz Petite fée joue les marie antoinette avec son bustier corail de chez Princesse tam tam et son tour de cou en dentelle. Milady porte un collier en cotte de maille, de chez Laura Farbiarz. Le collier est une avant-première pour notre blog, mais il sera bientôt disponible ici et coûte 150 euros ! Et spécialement pour nous, il portera le nom de Toinette ! Si vous êtes impatientes de le porter, comme nous autres Fées en ville, vous pouvez passez votre commande auprès de Laura Farbiarz sur contact@farbiarz-laura.com. Quant à moi, j'ai choisi un collier de chez Michal Negrin, une créatrice israelienne. Alors, qu'en pensez-vous ? Moda

vendredi 6 juin 2008

Le marquis...une endroit très fétichiste

Avec le slogan vous aurez tout compris sur cet endroit fétichiste: gourmet, sophistiqué, voyeur, sensuel, délicieux, moderne, classique, libre, fabuleux, bizarre, luxurieux, libertin... Etre différent

"Privée" un bar à champagne qui pétille à Madrid !

Parmi les nombreuses légendes qui entretiennent le mythe de la dernière Reine de France figurent son goût prononcé pour les gourmandises et les accessoires raffinés de décoration. Jusqu'à Madrid, les influences de la reine du glamour se retrouvent encore comme dans cette ambiance néo-classique version 2008 du nouveau bar à champagne "Privée". Il faut dire que le champagne se fait plutôt rare à Madrid car il est de coutume de boire son cousin ibérique le Cava, nettement moins fin pour nous autres frenchy mais tout aussi effervescent. Ceci dit il vaut mieux le savourer dans un endroit qui s'y connaît. Cela tombe bien, au Privée on trouve des grands crus, raretés, et une variété de choix impressionnante. La clientèle est évidemment très privilégiée et avertie car la coupe de Laurent-Perrier est à 12 euros...Mais comme elle est accompagnée de fraises au chocolat, on accepte pour une fois de se faire couper la tète !
La déco est aussi soignée que la clientèle. Aucun détails n'est laissé au hasard, qu'il s'agisse des tissus moumoute tout doux, des bougies rouges parfumées à la cannelle, des miroirs chics ou encore des lampes plumes. Ce boudoir actuel est aussi sophistiqué que kitsch...Il évoque le secret et l'imaginaire... Finalement les boudoirs d'antan, qui étaient intimes et servaient plus souvent aux bourgeoises à se faire belles ou à recevoir leurs amants, servent encore aujourd'hui...à la même chose, flûte alors!
Mariposa
"Privée", C/ Barbara de Braganza, 8, 28004 Madrid

jeudi 5 juin 2008

L'affaire du collier

Tout le monde connaît l’histoire du collier, je l’ignorais. Personne ne m’avait raconté ces ragots de l’Histoire, ni professeur, ni copine. Peut-être n’y aurais-je d’ailleurs pas cru si je ne l’avais pas lue.

Benetta Craveri, dans Marie-Antoinette et le scandale du collier — certainement parce qu’elle est italienne et que l’histoire est moins connue dans son pays — se risque à exposer, une nouvelle fois l’« affaire ». Dans ce petit livre, elle peint les portraits, souvent jubilatoires, des grands personnages de cette intrigue ; de Marie-Antoinette, bien sûr, mais surtout du cardinal de Rohan, étonnant de naïveté et de bêtise et de la comtesse de La Motte, véritable héroïne de roman, menteuse et manipulatrice, comme on les aime. Le cardinal, prêt à tout pour gagner les faveurs de la reine, y compris à acheter le collier le plus cher du monde, est abusé par la peu scrupuleuse comtesse de La Motte et bientôt accusé et emprisonné à la Bastille. Un scandale dont la reine sort, contre toute attente, éclaboussée. Elle qui ne demandait ni collier, ni soupirant.

Benetta Craveri, en se basant sur l’étude des interrogatoires et du procès, retrace les étapes de ce complot contre Marie-Antoinette, dite « l’Autrichienne » et embrasse une époque où déjà la presse à scandale, par le biais de la calomnie et de la diffamation, est une arme politique.

Alors, pour tous ceux qui ne connaissent pas cette histoire et parce que c’est beaucoup plus romanesque et intéressant que les « potins » d’aujourd’hui, ce livre sera un vrai moment de plaisir. Carabine

Benneta Vraveri, Marie-Antoinette et le scandale du collier, Gallimard, 10 euros.

mercredi 4 juin 2008

Les macarons au citron en images...

Pour une trentaine de petits Macarons.
Compter 1h de temps. Préchauffer le four à 150°C
La pâte à Macarons:
7 blancs d'oeufs (200 g)- 50g de sucre en poudre- 1 cuil. à café de jus de citron- 10 gouttes de colorant jaune (facultatif)- 420g de sucre glace- 250g de poudre d'amande blanche (tamisée)- 1 zeste de citron- 1 pincée de sel.
La crème au citron:
20cl de jus de citron- le zeste d'un citron- 1 oeuf- 70g de sucre- 1 cuil.à soupe de fécule de maïs ou de Maïzena- 40g de beurre.
***
La pâte à Macarons.
Dans un saladier avec un batteur ou un robot, monter les blancs d'oeufs en neige avec le sucre en poudre, le sel, le jus de citron, jusqu'à ce qu'ils soient bien fermes. Ajoutez le colorant si vous le désirez, puis versez le sucre glace et la poudre d'amande tamisée, le zeste de citron finement râpé sur les blancs en neige. Mélangez le tout cette fois, délicatement avec une spatule (pour ne pas casser les blancs) jusqu'à ce que le mélange soit homogène et souple. La pâte à Macarons est prête !
Remplissez une poche à douille de pâte à Macarons ( les poches jetables en plastique sont l
es plus pratiques, à trouver chez Mora ou La Bovida 75002, BHV ou dans les boutiques spécialisée en cuisine ).
Sur une feuille de papier sulfurisé ou une feuille de silicone (le top) disposé sur la plaque du four, formez des petits disques de la taille de votre choix. Ensuite, tapoter légèrement le dessous de la plaque pour aplatir les boules et laisser reposer 20 minutes à température ambiante.
Cuire au four pendant 12 minutes pour les petits (taille petits-fours) et 20 minutes pour les plus gros (individuel). Ne pas laisser colorer sinon ils seront trop croquants et non plus moelleux.
Une fois sortis du four, les laissez refroidir, et si vous utilisez du papier sulfurisé, versez un peu d'eau sous la feuille pour aider les macarons à se décoller facilement.
La crème de citron.
Faites bouillir dans une casserole moyenne, le jus et le zeste de citron finement râpé.
Pendant ce temps, mélangez dans un récipient à l'aide d'un fouet, l'oeuf et le sucre. Le mélange doit mousser et blanchir, ajoutez alors la fécule ou la Maïzena. Quand tout est homogène, versez sur ce mélange le jus de citron chaud. Remuez et remettez le tout dans la casserole pour le faire épaissir. Ne cessez pas de remuer le mélange sur le feu avec un fouet pour évitez que cela n'accroche dans le fond. Quand le mélange est lisse et a une jolie consistance crémeuse, ajoutez les 40g de beurre, remuez puis stoppez la cuisson.
Versez la crème dans une assiette creuse ou un plat creux afin que la surface de refroidissement soit plus grande, et recouvrez de film plastique en touchant bien le dessus de la crème. Cela empêchera la formation d'une croûte.Quand la crème au citron est froide, elle est prête.
Fourrez vos macarons avec une cuil.à café de crème au citron ou mettre la crème dans une poche à douille et appliquer une petite boule au centre de chaque macaron que vous fermerez avec une autre face de macaron nature en appuyant légèrement.
Bonne dégustation !
Petite Fée.

Les macarons au chocolat

C'est la même chose que les Macarons au Citron sauf qu'au lieu de mettre du colorant jaune dans la préparation de la pâte, vous versez 3 cuil.à soupe de cacao. Et bien sûr vous ne mettez plus le zeste de citron ! Ensuite pour la crème au chocolat qui se trouvera à l'intérieur du macaron, on appelle cela une ganache au chocolat et le mieux c'est de la préparer la veille pour qu'elle prenne bien. Pour la ganache au chocolat, on a besoin de : 30g de crème liquide- 125g de lait entier- 125g de chocolat noir à 52% pas plus.
***
Cassez le chocolat en petit morceau.
Dans une casserole versez le lait et la crème et portez à ébullition. A ce moment là, ajoutez le chocolat et mélangez à la spatule. Portez à nouveau à ébullition en fouettant bien, puis versez la ganache dans un saladier. Posez du film étirable directement sur la ganache (comme pour la crème au citron) pour éviter la formation d'une croûte et laissez refroidir. Réfrigérer pendant 24h. Vous sortirez la ganache 15 minutes avant son utilisation qu'elle s'assouplisse et soit prête à l'emploi.
***
PETITS SECRETS TRES IMPORTANTS: - pour des macarons encore plus top, séparez les blancs des jaunes la veille, ainsi les blancs d'oeufs seront plus liquides et permettront une pâte plus légère - tamisez bien la poudre d'amande et le sucre glace, cela permet une texture fine et non granuleuse des macarons - on met toujours un peu de jus de citron dans les blancs qu'on monte en neige, cela leur permet de bien tenir - si votre four n'a pas de chaleur tournante, faire cuire une plaque à la fois
Voilà vous savez tout ! A bientôt pour d'autres gourmandises ;)
Petite Fée

mardi 3 juin 2008

Marie-Antoinette, une exposition en grande pompe

Promenons-nous dans le Grand Palais, si la Révolution y était, elle nous mangerait, mais comme elle n’y est pas, elle nous mangera pas. Révolution où es-tu ? Que fais-tu ? M’entends-tu ? … La Révolution : «Je gronde»

Une magnifique exposition est consacrée à Marie-Antoinette au Grand Palais qui, pour l’occasion, s’est transformé en un écrin du joyau qu’il renferme : des œuvres inédites qui retracent l’enfance et la vie de la dauphine puis reine de France, des meubles et bijoux d’une facture rare, la reconstitution de son univers au Trianon sont autant de détails raffinés qui éblouissent le visiteur. Les curiosités sont multiples. Parmi elles, « l’Acte de mariage authentique du dauphin Louis et de l’archiduchesse Marie-Antoinette », daté du 16 mai 1770, inscrit sur les registres paroissiaux de l’église Notre-Dame de Versailles. Sous la signature de Louis Auguste, on lit celle de Marie-Antoinette Josephe-Jeanne. Sur l’empattement du J de Josephe, la fameuse tache d’encre.

Continuons avec le plan de table des noces du couple. Le Roy Louis XV préside une tablée des membres de la famille royale : à sa droite, M. Le dauphin en face de Mme La Dauphine, laquelle est à la gauche de M. Le Comte d’Artois, placé en face de M. Le Comte de Provence… (bon j’arrête là, si ça vous intéresse, vous savez où le trouver). Excitant à voir. C’est authentique !

J’ai été subjugué par la beauté et l’éclat du secrétaire à cylindre en nacre du boudoir de Marie-Antoinette à Fontainebleau : tout simplement sublime. Un bijou sur quatre pieds. Son goût prononcé pour les arts décoratifs et les idées nouvelles la conduisent au mécénat. Et cette exposition est en bien le témoignage vivant : en peinture (Vigée le Brun), en sculpture (Lemoyne, Boizot et Lecomte) et en objets d’art (Carlin, Riesener, Weisweiler).

Sa harpe. Objet pittoresque qui rivalise de poésie avec le reste de son mobilier.

Un tableau animé qui surprend par son ingéniosité. Des personnages montent un escalier d’une villa située dans un jardin romantique, du grand opéra pictural.

On découvre aussi, grâce aux nombreux portraits, que Louis XVI n’est pas aussi laid que l’on croit. Il n’a rien à envier à ses frères, les Comtes de Provence et d’Artois.

Quant à Marie-Antoinette, on apprend qu’elle n’est pas satisfaite de ses portraitistes et pour cause. Ces derniers ne cherchent pas à l’embellir : ils rendent visible ses yeux exophtalmiques, son nez aquilin, et ses rondeurs. À ce sujet, elle confie à sa mère : « Les peintres me tuent et me désespèrent ». Heureusement, en 1779, Elisabeth Vigée Le Brun devient au grand bonheur de Marie-Antoinette sa portraitiste officielle. Elle respecte toutes les conventions du portrait de cour et ce, en adoucissant ses traits sans perdre la ressemblance. On est donc surpris de découvrir différents visages de la reine. Seul le teint de lys et de rose est représenté sur chacune des toiles peintes à son effigie. Marie-Antoinette cherche déjà à contrôler son image ; laquelle lui échappe plus tard certainement par manque de discernement politique.

Dans la dernière salle de l’exposition, les années sombres sont matérialisées par une lumière tamisée. Des brides de citations sont éclairées sur le mur noir. La maquette du Temple est accolée à une vitrine où est étendue une chemise blanche qu’elle aurait portée pendant sa captivité. Frisson dans le dos assuré. Et enfin, une sourde émotion vous envahit devant la dernière lettre écrite le 16 octobre 1793 à 4 h ½ du matin à Madame Élisabeth, sœur de Louis XVI, avant de partir vers sa tragique destinée.

À la sortie de l’expo, un stand Ladurée nous attend. Je défie quiconque de résister aux savoureux macarons ! Pour ma part, après deux heures passées en compagnie de Marie-Antoinette, j’ai eu une sérieuse fringale. J’en ai acheté dix pour moi toute seule : deux à la framboise, deux chocolat, deux vanille, deux pistache et deux caramel. Aucune culpabilité. À chaque bouchée, c’est un délice, un poème. Marie-Antoinette en dégustait tout le temps. Il paraît que le macaron était son pêché mignon. Alors, gourmande pour gourmande, je me délecte de ces petits plaisirs en m’achetant dans la librairie, le superbe catalogue de l’expo au prix exorbitant de 49 euros, et plein de bêtises façon « Eurodisney » : un crayon, un cahier, un coussin à l’effigie de Marie-Antoinette, histoire de garder un souvenir kitch et palpable de ce moment agréable passé ici en compagnie de la dernière reine de France.

Que retient-on de Marie-Antoinette, appelée dans son enfance Antonia et Toinette ?

Une femme exquise, une mère aimante, pleine de grâces et d’esprit qui apparaît aujourd’hui comme un modèle féminin auquel on rêverait bien de ressembler un soir.

Milady

A découvrir jusqu'au 30 juin 2008, vite, vite ! 10 euros l'entrée

Ebauche bibliographique :

Evelyne Lever, Marie-Antoinette, Un destin brisé, rmn. Evelyne Lever, Marie-Antoinette, Correspondance 1770-1793, Tallandier. Catherine de Duve et Thierry Bosquet, Marie-Antoinette, rmn. Marie Sellier, Mon Petit Versailles, rmn. (pour les enfants de 6 à 8 ans). Collectif, La gazette des atours de Marie-Antoinette, rmn. Collectif, Louis XVI et Marie-Antoinette à Compiègne, rmn. Antonia Fraser, Marie-Antoinette, Flammarion, « J’ai lu ». Stefan Zweig, Marie-Antoinette, « Livre de Poche ». Madame Campan, Mémoires sur la vie privée de Marie-Antoinette, Gallimard, « Folio ».