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samedi 25 octobre 2008

La Corrida

Les arènes gonflées d'une foule en délire
Regorgent de couleurs et d'âpre envie de sang
Il y a des soupirs et des éclats de rire
Et des épées pointues comme des cris d'enfants
On y vend des serments, des enjeux et des âmes,
Des cacahuètes, des jus de fruits et des drapeaux,
Des chapeaux de papier dont se parent les dames
On y vend de la mort noire comme un taureau

Soudain, la foule crie
Comme pour une éclipse
Cyclone de folie
Remous d'Apocalypse
Car voici
Celui de, celui dont, celui qui, celui quoi,
Celui qui, qui, qui, qui, qui, qui, qui la la hiii
Que l’on attend
Le matador porté par la lumière
Le matador qui porte de la peur

C'est l'enchevêtrement de deux monstres qui bougent
La lutte a commencé, hissée par les bravos
Dans des valses de bonds, bonds, de bonds à cape rouge
Qui donc est le plus seul de l'homme ou du taureau ?

Et pendant ce temps-là
La Méditerranée
Qui se trouve à deux pas
Joue avec les galets

La bête a longtemps respiré la poussière
Elle a humé la mort qui longuement passait
Dans un saut fabuleux qui fit trembler la terre
Elle a choisi la mort qui fut son invitée
Le cirque en explosant
D'un tumulte biblique
Paraît donner son sang
A ce sang en réplique
Car voici
Le moment de, le moment quoi, le moment qui, le moment que
Le moment qui, qui, qui, qui, qui, qui, qui la la hiii
Que l’on attend
Le matador porté par tout un peuple
Le matador victorieux de sa mort

Demain, quand sonnera à l'heure catalane
Le Midi au soleil éreinté de repos
Vous verrez, j'en suis sûr, à l'église romane
Entrer le matador pour dire son credo

Et pendant ce temps-là
La Méditerranée
Qui se trouve à deux pas
Joue avec les galets

Paroles: Louis Amade. Musique: Gilbert Bécaud 1956

Cliquez ici pour écouter la chanson

La corrida de Gilbert Bécaud

Le Vieux Mage

samedi 18 octobre 2008

Syracuse

J'aimerais tant voir Syracuse
L'île de Pâques et Kairouan
Et les grands oiseaux qui s'amusent
A glisser l'aile sous le vent

Voir les jardins de Babylone
Et le palais du grand Lama
Rêver des amants de Vérone
Au sommet du Fuji-Yama

Voir le pays du matin calme
Aller pêcher au cormoran
Et m'enivrer de vin de palme
En écoutant chanter le vent

Avant que ma jeunesse s'use
Et que mes printemps soient partis
J'aimerais tant voir Syracuse
Pour m'en souvenir à Paris



Paroles: Bernard Dimey. Musique: Henri Salvador 1962



samedi 11 octobre 2008

La caissière du Grand Café

V'là longtemps qu'après la soupe du soir
De d'ssus l'banc ousque je vais m'asseoir
Je vois une femme, une merveille
Qu'elle est brune et qu'elle a les yeux noirs.
En fait d'femmes j'm'y connais pas des tas
Mais je m'dis en voyant ses appas :
Sûrement que des beautés pareilles
Je crois bien qu'y en a pas.

Elle est belle, elle est mignonne
C'est une bien jolie personne
De dedans la rue on peut la voir
Qu'elle est assise dans son comptoir.
Elle a toujours le sourire
On dirait une femme en cire
Avecques son chignon qu'est toujours bien coiffé
C'est la caissière du Grand Café.

Entourée d'un tas de verres à pied
Bien tranquille devant son encrier
Elle est dans la caisse, la caissière
Ça fait qu'on n'en voit que la moitié.
Et moi que déjà je l'aime tant
J'dis : "Tant mieux, qu'on cache le restant
Car, si je la voyais toute entière
Je d'viendrais fou complètement.
"
Elle est belle, elle est mignonne
C'est une bien jolie personne
Et quand j'ai des sous pour mieux la voir
Je rentre prendre un café noir
En faisant fondre mon "suque"
Pendant deux, trois heures je r'luque
Avecques son chignon qu'est toujours bien coiffé,
La belle caissière du Grand Café.

C'est curieux comme les amoureux
On s'comprend rien qu'avec-que les yeux
Je la regarde, elle me regarde
Et nous se regardons tous les deux.
Quand elle rit, c'est moi que je souris
Quand j'souris, c'est elle qu'elle rit
Maintenant je crois pas que ça tarde
Je vais voir le paradis.

Elle est belle, elle est mignonne
C'est une bien jolie personne
Pour lui parler d'puis longtemps j'attends
Qu'dans son café y ait plus d'clients.
Mais j't'en moque, c'est d'pire en pire
On dirait qu'elle les attire
Avecques son chignon qu'est toujours bien coiffé
La belle caissière du Grand Café.

N'y tenant plus, j'ai fait un mot d'écrit
J'ai voulu lui donner aujourd'hui
Mais je suis resté la bouche coite
Et je sais pas qu'est c'qu'elle a compris
En r'gardant mon papier dans ma main.
Elle m'a dit, avec un air malin :
"Au bout du couloir, la porte à droite
Tout au fond vous trouv'rez bien."

Elle est belle, elle est mignonne
C'est une bien jolie personne
Mais les femmes, ça n'a pas d'raison
Quand ça dit oui, ça veut dire non.
Maint'nant elle veut plus que j'l'aime,
Mais j'm'en moque, j'l'aim'rai quand même
Et j'n'oublierai jamais le chignon bien coiffé
D'la belle caissière du Grand Café.

La caissière du Grand Café Paroles: Louis Bousquet. Musique: Louis Izoird 1914

Chanté par :Fernandel

Le Vieux Mage

samedi 4 octobre 2008

Le Cinema

Sur l'écran noir de mes nuits blanches,
Moi je me fais du cinéma
Sans pognon et sans caméra,
Bardot peut partir en vacances:
Ma vedette, c'est toujours toi.
Pour te dire que je t'aime, rien à faire, je flanche:
J'ai du cœur mais pas d'estomac
C'est pourquoi je prends ma revanche
Sur l'écran noir de mes nuits blanches
Où je me fais du cinéma.

D'abord un gros plan sur tes hanches
Puis un travelling-panorama
Sur ta poitrine grand format,
Voilà comment mon film commence,
Souriant je m'avance vers toi.

Un mètre quatre-vingts, des biceps plein les manches,
Je crève l'écran de mes nuits blanches
Où je me fais du cinéma,
Te voilà déjà dans mes bras,
Le lit arrive en avalanche...

Sur l'écran noir de mes nuits blanches,
Où je me fais du cinéma,
Une fois, deux fois, dix fois, vingt fois
Je recommence la séquence
Où tu me tombes dans les bras...
Je tourne tous les soirs, y compris le dimanche,
Parfois on sonne; j'ouvre: c'est toi!
Vais-je te prendre par les hanches
Comme sur l'écran de mes nuits blanches ?
Non: je te dis "comment ça va ?"
Et je t'emmène au cinéma...

Paroles: Claude Nougaro. Musique: Michel Legrand 1962


Le Vieux Mage

samedi 27 septembre 2008

Décalé

Elle était coincée là depuis trois ou quatre mois,
Une sale histoire, je crois.
Elle aurait bien craqué pour une histoire d'amour,
En échange d'un billet de retour.

Elle jouait au poker avec deux, trois dockers,
Dans un café de Belem.

Elle m' cherchait du regard comme s'il était trop tard,
Comme si personne voulait rien voir.

DÉCALÉ, isso nào fas mal
DÉCALÉ, eu tambem toma, décalé moin

Dans ce vieux piano bar, elle chantait tous les soirs.
Ici tout l' monde l'appelait : "la star"Elle m'a raconté son histoire, mytho ascendant bobards,
Mais moi, j' faisais semblant d'y croire.

Elle avait si souvent dû laisser sa tendresse

A de mauvaises adresses.
Elle ne regrettait rien, elle le criait si bien,
Rien de rien.

DÉCALÉ, isso nào fas mal
DÉCALÉ, eu tambem toma, décalé moin
Les verres de cachaça nous donnaient du courage.
On faisait les malins pour pas rester trop sage.
A l'aube on s'est perdus, je l'ai jamais revue.
Je l'ai jamais revue...

DÉCALÉ, isso nào fas mal
DÉCALÉ, eu tambem toma, décalé moin
Mais uma conçao pro vocé
Pra te dizer que estare sempre aqui
Que o tempo pode passar
As em embranças vas ficar
Vas cantaremos mas uma vez...

Paroles et Musique de Patrick Bruel


Pour écouter cette chanson cliquez ici

Le Vieux Mage

samedi 20 septembre 2008

Mon Pot Le Gitan

Mon pot' le gitan c'est un gars curieux
Une gueule toute noir, des carreaux tout bleus
Y reste des heures sans dire un seul mot
Assis près du poêle au fond du bistrot
C'gars-là une roulotte s'promène dans sa tête
Et quand elle voyage jamais ne s'arrête
Des tas d'paysages sortent de ses yeux
Mon pot' le gitan c'est un gars curieuxMon pot' le gitan, c'est pas un marrant
Et dans notre bistrot personne le comprend
Comme tous ces gars-là il a sa guitare
Une guitare crasseuse qui vous colle le noir
Quand y s'met à jouer la vieille roulotte
Galope dans sa tête, les joueurs de belote
S'arrêtent et plus rien... on a mal en dedans
Mon pot' le gitan c'est pas un marrant
Mon pot' le gitan un jour est parti
Et Dieu seul sait où il ballade sa vie
Ce type là était un grand musicien
Ça j'en étais sûr, moi je l'sentais bien
Le tôlier m'a dit qu'on est venu l'chercher
Un grand music-hall voulait l'acheter
Mon pot' le gitan il a refusé
Un haussement d'épaules et il s'est taillé?

J'ai eu l'impression de perdre un ami
Et pourtant c'gars-là ne m'a jamais rien dit
Mais il m'a laissé un coin de sa roulotte
Et dans ma petite tête
j'ai du rêve qui trotteSa drôle de musique en moi est restée
Quand je pense à lui, m'arrive de chanter
Toi sacré gitan qui sentait l'cafard
Au fond ta musique était pleine d'espoir.

Paroles: Jacques Verrières. Musique: Marc Heyral 19
Pour écouter la chanson, cliquez ici

Le Vieux Mage 
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samedi 13 septembre 2008

La Chanson des Maréchaux

- Il faudra bien qu'la guerre finisse un beau matin
Quand finira la guerre, la guerre
Je reverrai ma mère
Si l'bon Dieu le veut bien

- Quand finira la guerre
Moi qui n'ai plus ma mère
J'la verrai p't-être aussi, ma mère
Pourvu que Dieu le Père m'envoie au paradis

- Quand y aura plus de guerre
Lorsque les Autrichiens,
Les Russes et les Prussiens
S'ront couchés sous la terre
Avec les Parisiens
Il faudra pourtant bien
Que les civils enfin
Se mettent en militaires
Et se déclarent la guerre
Pour se distraire un brin

- Il faudra bien qu'la guerre finisse un beau matin
- Un beau matin
Un beau matin


Paroles: Sacha Guitry. Musique: Jean Françaix 1954


Le Vieux Mage

samedi 6 septembre 2008

Le Pianiste de Varsovie

Je ne sais pas pourquoi
Cette mélodie me fait penser à Chopin
Je l'aime bien, Chopin
Je jouais bien Chopin
Chez moi à Varsovie
Où j'ai grandi à l'ombre
A l'ombre de la gloire de Chopin

Je ne sais pas pourquoi
Cette mélodie me fait penser à Varsovie
Une place peuplée de pigeons
Une vieille demeure avec pignon
Un escalier en colimaçon
Et tout en haut mon professeur

Plus de sentiment
Plus de mouvementPlus d'envolée
Bien bien plus léger

Joue mon garçon avec ton cœur
Me disait-il pendant des heures
Premier concert devant le noir
Je suis seul avec mon piano
Et ça finit par des bravos
Des bravos, j'en cueille par millions
A tous les coins de l'horizon

Des pas qui claquent
Des murs qui craquent
Des pas qui foulent
Des murs qui croulent
Pourquoi?
Des yeux qui pleurent
Des mains qui meurent
Des pas qui chassent
Des pas qui glacent
Pourquoi
Le ciel est-il si loin de nous?

Je ne sais pas pourquoi
Mais tout cela me fait penser à Varsovie
Une place peuplée de pigeons
Une vieille demeure avec pignon
Un escalier en colimaçon
Et tout en haut mon professeur

Paroles: Pierre Delanoë. Musique: Gilbert Bécaud 1956

Les Musiciens aussi ont une rentrée des classes.


Le Vieux Mage

samedi 30 août 2008

Déshabillez-moi

Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Oui, mais pas tout de suite, pas trop vite
Sachez me convoiter, me désirer, me captiver
Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Mais ne soyez pas comme tous les hommes, trop pressés.
Et d'abord, le regard
Tout le temps du prélude
Ne doit pas être rude, ni hagard
Dévorez-moi des yeux
Mais avec retenue
Pour que je m'habitue, peu à peu...

Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Oui, mais pas tout de suite, pas trop vite
Sachez m'hypnotiser, m'envelopper, me capturer
Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Avec délicatesse, en souplesse, et doigté
Choisissez bien les mots
Dirigez bien vos gestes
Ni trop lents, ni trop lestes, sur ma peau
Voilà, ça y est, je suis
Frémissante et offerte
De votre main experte, allez-y...

Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Maintenant tout de suite, allez vite
Sachez me posséder, me consommer, me consumer
Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Conduisez-vous en homme
Soyez l'homme... Agissez!
Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Et vous... déshabillez-vous!

Paroles: Robert Nyel. Musique: Gaby Verlor 1967

À écouter sur deezer
Le Vieux Mage

samedi 23 août 2008

L'Étranger au Paradis

Prends ma main
Car je suis étranger ici
Perdu dans le pays bleu
Etranger au paradis
Et je sais qu'en chemin
Le danger dans un paradis
C'est de rencontrer un ange
Et qu'il vous sourit
Simple mortel
Je m'émerveille
Les yeux remplis d'étoiles
Et de fraîcheur
Comme un enfant
Qui se réveille
Je te retrouve
Alors je n'ai plus peur
Ne laisse surtout pas ma main
Ô bel ange qui me conduis
Déjà je me sens bien moins
Etranger au paradis
Et si tu veux bien de moi
L'étranger dans ton paradis
Alors nous irons je crois
Plus loin que la vie.

Paroles: Francis Blanche. Musique: Robert Wright, George Forrest, sur un thème d'Alexander Borodine 1956
Titre original: "Stranger in paradise"
© La Voix de son Maitre
note: Adaptation du titre tiré de la comédie musicale "Kismet" (1953).

À écouter sur : www.deezer.com

Pourquoi le mot bleu revient-il si souvent dans les chansons ?
Peut-être est-ce parce que c’est la couleur du ciel.

Le Vieux Mage

samedi 16 août 2008

Battling Joe

Dans un village noir de charbon
Dans les ch'minées et les corons
Tout p'tit il battait ses copains
Il était fier de ses deux poings
Presque autant qu'son père le mineur
Qui disait : "Ça f'ra un boxeur"
Le jour de son premier combat
Fallait un nom, l'en n'avait pas
Comme la mode était à l'anglais
Il s'appela "Battling Joe"

Battling Joe
C'était un peu démesuré
Pour un gosse aux épaules étroites
Mais qui avait une méchante droite

Battling Joe
Il gagna son premier combat
Et le soir même avec papa
Il prenait le train pour Paris
Où un boxeur ça vaut son prix
Battling Joe

Il croyait bien en f'sant c'truc-là
Être plus libre, mais voilà
Qui dit boxeur dit manager
Le sien avait une poigne de fer
C'était un gars très régulier
Qui pour justifier la moitié
Des bourses de tous ses combats
Lui fit mener une vie d'forçat
"On n'est pas là pour rigoler"
Qu'il disait à Battling Joe

Battling Joe
Devint un boxeur redouté
Battling faisait des grosses recettes
Battling devint une grosse vedette

Battling Joe
Les dames disaient tout près du ring :
"Il est délicieux ce Battling"
Et elles admiraient son moral
Sans penser qu'les coups, ça fait mal
Battling Joe

Battling devint un grand champion
Jusqu'au triste soir où un gnon
Lui embrouilla soudain les yeux
L'manager dit : "C'est pas sérieux !
Tu d'viens feignant, fais ton métier
Boxe, ça rime pas avec pitié"
La foule eut p't-êtr' tort ce soir-là
De siffler la fin du combat
Malgré les lampes et leurs éclairs
Battling Joe... hé Joe... n'voyait plus clair

Battling Joe
C'est un nom maint'nant oublié
Une triste silhouette qui penche
Appuyée sur une canne blanche

Battling Joe
A tout perdu en un seul soir
Ses yeux son titre et son espoir
Mais il sait comme consolation
Qu'son manager a d'autres champions

Battling Joe

Interprété par Yves Montand
Paroles: Jean Guigo. Musique: Louis Gasté 1945
À écouter sur : http://www.deezer.com
http://www.deezer.com/#music/result/all/battling%20joe

Splendeur et misère des trompettes de la renommée

Le Vieux Mage

samedi 9 août 2008

Chinatown

CHINATOWN

De l’autre côté, du pont de Brooklyn
C’est un peu Shanghai, c’est déjà la Chine
Elle trottinait sur canal srteet, mon Annamite
Tonquinoise aux yeux turquoise

Les cheveux laqués, le teint roseté
Les lèvres corail, les ongles vermeils
Elle m’a dit viens donc faire un tour,
Dans les faubourgs de Singapour,
Singapour c’est l’Amérique
À CHINATOWN
La nuit est ton royaume
CHINATOWN
Peuplé de fantômes et de papillons jaunes
CHINATOWN

À CHINATOWN
Pour la nuit, toi my lady Mandarine

De l’autre côté, du pont de Brooklyn,
Les lampions chinois éclairent les vitrines
Et laques les canards laqués
Et claquent, claquent les verres de saké
Ton regard bleu s’illumine

Je veux voir en ombres chinoises,
Ton petit corps de Tonquinoise,
Dans la lumière bleue de ta chambre

À CHINATOWN

La nuit est ton royaume
CHINATOWN
Peuplé de fantômes et de papillons jaunes
CHINATOWN
À CHINATOWN
Pour la nuit, toi my lady Mandarine

Tiré de « New York City » .Album Concept 1977
Paroles de Luc AULIVIER Musique de Michel LAURENT
(Vinyl , jamais édité en C.D.)

Un jeune musicien français, part à New York pour découvrir la musique Américaine.
Il y découvre une ville de ghettos dont il raconte les histoires.

CHINATOWN (quartier : CHINATOWN)

Le Vieux Mage

samedi 2 août 2008

Mama Pizza

Quand les madones Calabraises, ne parlant pas la langue anglaise, Débarquaient au petit matin, dans le brouillard américain Elles apportaient dans leurs mouchoirs, trois brins de thym, un brin d’espoir Et bien plus précieux que leurs vies, un peu de la terre d’Italie. MAMA, MAMA PIZZA Parle- moi de ce matin d’hiver, sur Hudson River, Raconte- moi l’America , à l’aube de cosa nostra Là bas au bout de la jetée, la statue de la liberté Portant son lourd flambeau éteind Te rappelle ton Sicilien Il s’appelait Carlo Leone Il arrivait de Corléone et puis, Il y eut la guerre sur Brooklyn, La guerre sur le Queens Dieu que tu as tremblé pour lui MAMA Quand les pleureuses calabraises, Le Parrain, les tucci les génovese Sont venus s’incliner une fleur à la main Sur le corps de ton Sicilien, oh Mama Ce fut la fin de quarante hivers sur Hudson River America mafia, mafia Tu finis toujours comme ça Dramatica, oh mama Mama pizza Le vent claque comme un revolver, sur Hudson River Tiré de « New York City » .Album Concept 1977 Paroles de Luc AULIVIER, Musique de Michel LAURENT (Vinyl , jamais édité en C.D.) Un jeune musicien français, part à New York pour découvrir la musique américaine. Il y découvre une ville de ghettos dont il raconte les histoires. MAMA PIZZA (quartier : Little Italy)
Le Vieux Mage

Je me présente, je suis le Vieux Mage

Dans la maison du Mage, à 10.000 KM d’ici
Il s’est souvenu des images, d’une autre époque de sa vie
Il s’est dit que c’était dommage, que ces chansons étaient jolies,
Sans prétentions et sans messages, juste des chansons de la vie.
Et pour ne pas tourner la page, c’est pourquoi il les écrit
Le Mage, sage comme une Image.

Le Vieux Mage

samedi 26 juillet 2008

"Il faut sauver les arbres" de Michel Laurent

Et quand le monde entier sera une ville ?

Il faut sauver les arbres, il faut sauver les forêts

Moi qui suis un vieux chêne, je peux te le demander

Gratte mon écorce, et tu verras que je suis beau

J’ai dans mes bras la force de protéger les oiseaux.

J’ai le cœur qui chante, comme le vent dans la nuit,

Il faudrait qu’un soir, tu viennes chante avec lui,

Et là tu comprendras, alors pourquoi tous mes amis,

Sont les écureuils, les feuilles, la rivière et la pluie

Les hautes fougères sont mes roses et mes lilas

Viens te promener dans mes allées dans mes bois

Je te raconterai l’amour du vent et de la pluie

Et leurs sanglots qui chantent chaque jour de ma vie

Oh je voudrais tant que tu comprennes mon amour

Tu vis dans cette ville tu meurs un peu plus chaque jour

Alors tu te raccroches à des n’importe quoi

Laisse tourner le monde et viens vivre avec moi.

Auteur compositeur: Michel Laurent / inédit / 1973
Vieux Mage