Thierry Bonnet, Le Fleuriste du Chocolat 59, avenue Mozart 75016 Paris France Tel: 01 41 51 78 68 , du Mardi au Samedi de 10 h à 19 h
Mariposa
Thierry Bonnet, Le Fleuriste du Chocolat 59, avenue Mozart 75016 Paris France Tel: 01 41 51 78 68 , du Mardi au Samedi de 10 h à 19 h
Mariposa
Partout disséminées dans les allées, sur les pelouses et bassins, des œuvres d’art contemporain dont s’émane l’idée du rapport intrinsèque de l’homme à la nature, rappelant notre éphémère condition.
Dans l’allée Delacroix, près des tennis, des arbres à prières tibétains. Des toiles de spi rouges sont enroulées autour des branches et se laissent bercer par le vent. L’artiste, Jean-Marc Sicard, y a inscrit un message : « être dans le vent est une ambition de feuille morte »…
Les neuf statues monumentales en bronze-patiné de Guy Ferrier constituent des lettres, qui placées les unes à côtés des autres, forment le mot TOLERANCE.
Près de la statue classique de Marie de Médicis, le Prophète en bronze du célèbre Louis-Derbré trône magistralement avec ses six mètres de hauteur. Le sculpteur transpose le gigantisme de la statuaire égyptienne qui force l’admiration.
Une exposition vivante propice à la contemplati
on.
Milady
Jardin du Luxembourg jusqu’au 21 septembre
L’été brûlant a ses grasses moissons
Le riche automne a ses treilles encloses
L’hiver frileux son manteau de glaçons,
Mais le printemps a l’amour et les roses.
Gérard de Nerval
Depuis des siècles, les fleurs véhiculent le langage de nos émotions. Les mots s’excusent, et laissent souvent la place à des bouquets éloquents de sentiments. A chaque fleur son message. La plus célèbre d'entre elles demeure la Rose. Son parfum enivrant et son élégance voluptueuse sont autant d’atouts qui lui valent notre fidélité. Point de légèreté à son égard, on choisit la couleur de sa Rose avec justesse :
Blanche : amour pur. Rien n'entachera mon amour pour toi.
Bleue : mystère, patience. Atteinte de l'impossible!
Jaune : infidélité. Je suis volage.
Lavande : coup de foudre. Je suis tombé amoureux de toi.
Noire : mort. Mon amour pour toi n'existe plus.
Rose : amour véritable. Je t’aime réellement.
Rouge : passion. Mon amour pour toi est ardent.
Un bouquet de douze Roses Rouges : Veux-tu m'épouser ?
Rouge et Blanc : pureté d'un amour passionné (Platonique), ou union. Vivons ensemble.
Milady
Avec cette petite robe champêtre de chez Karen Atelson, que j'ai achetée il y a deux ans déjà ! La preuve une fois de plus qu'il ne faut rien jeter ! (Et que je suis toujours en avance sur la tendance !)
Nos Nike s'habillent aussi de fleurs ! Elles sont craquantes et on les porte avec une petite jupe ou un short en jean. Elles sont en édition limitée chez Colette. So fashion.
Ah, les patios d'Andalousie! Ces petites cours intérieures donnant la lumière aux maisons du sud de l'Espagne sont magnifiquement ornées de pots en terre cuite d'où débordent de magnifiques géraniums. Chaque année au mois de mai, Cordoue organise le concours du plus beau patio. Pour l'occasion, les habitants et la mairie ouvrent leurs 64 plus beaux patios au public qui peut les visiter gratuitement. De plus, 30 balcons participent également au concours.
C’est l’occasion de découvrir des lieux de la ville habituellement inaccessibles. A mesure que l’on s’enfonce dans les ruelles étroites et les recoins méconnus, que l’on traverse les petites places, on découvre de mystérieux jardins vraiment enchanteurs. Concours oblige, un jury passe dans chaque patio pour pouvoir ensuite les classer! Alors profitez du prochain week-end pour vous réserver une petite place au para
dis! On vous laisse apprécier... Mariposa
Personne n’aime George Sand, encore moins ses romans champêtres. On rit de la misogynie de Baudelaire, on s’insurge contre la cruauté des frères Goncourt à son égard, mais on ne peut s’empêcher de regarder de haut la romancière. Sa littérature est rangée dans les rayons jeunesse, ses livres valorisés pour les frasques sexuelles ou les recettes de cuisine qu’ils contiennent. Dans les maisons d’édition, on lève les yeux à la simple évocation de son nom, dans les universités, on vous regarde avec étonnement et une pointe de dédain lorsque vous proposez un sujet autour de son œuvre. Pourtant, George Sand est incontestablement une grande femme et un écrivain de talent. Et en cette semaine fleurie, je ne résiste à l’envie de parler de ses romans champêtres, de son amour pour le folklore berrichon, de sa maison de Nohant et de son goût pour la nature.Mais qu’est-ce qu’un roman champêtre ? Pourquoi George Sand s'est-elle adonnée à ce genre? On regroupe sous ce nom trois romans courts, de ton familier, qui racontent la vie des paysans et des gens simples. Sand résumait ainsi sa pensée : « L’art n’est pas une étude de la réalité positive, c’est une recherche de la vérité idéale […] Un jour viendra où le laboureur pourra aussi être un artiste, sinon pour exprimer […], du moins pour sentir le beau. » François le Champi, La Mare au diable et La Petite Fadette évoquent donc la vie fleurie mais souvent rude des habitants des campagnes. Ces romans pourraient s'apparenter au conte, ils contiennent peu d'évènements et le dénouement se double toujours d'une morale, moins convenue pourtant que certains pourraient l'imaginer. Les trois récits racontent des histoires d'amour contrariées par des raisons évidentes de différences d'âge ou de condition, mais où l'amour et la bonté triomphent sur la bêtise et les préjugés.
L'intérêt de ces romans réside aussi dans la langue «fleurie» que restitue l'auteur. Elle décrit, sans condescendance, un monde où la langue devient poésie, où le patois n'est plus l'apanage des rustres et des bourrus mais celui des personnes délicates et sensibles. Plus séduisant encore, George Sand n'invente pas, elle romance tout au plus. Sa maison de Nohant (dans le Berry) montre non seulement son amour pour la nature mais aussi sa proximité avec le folklore berrichon et les paysans. Ainsi, le guide de la propriété vous indiquera l'endroit où elle apprenait à lire à ses serviteurs, les chemins autour de la maison qui lui ont inspirés ses romans…
George Sand collecte les chansons champêtres, les expressions en patois, les croyances berrichonnes, s'intéresse aux outils et vêtements des paysans, à leurs instruments de musique et participe ainsi, comme on l'admet pour Zola et le milieu de la mine, à l'émancipation des hommes des champs. Elle se bat, grâce à des romans que l'on qualifie souvent de niais ou de faciles, pour l'égalité sociale et de la justice et étonne par l’actualité de son propos. L'écrivain qui voyait en l'éducation le levier le plus efficace contre la sottise n'a-t-elle d'ailleurs pas écrit des histoires simples pour mieux se faire comprendre d'un public souvent borné et sectaire ? Le serions-nous encore lorsque nous dévalorisons constamment son œuvre et passons à côté de ses idées sous des prétextes de naïveté de style ?

Le Marché aux fleurs est une institution à Paris.
Sur l’Île de la Cité, côté 4e arrondissement, il est coincé entre les monuments du Second Empire, le Tribunal de Commerce à l’ouest, la Préfecture de Police au Sud et l’Hôtel-Dieu à l’est. Au nord, une ouverture maritime, la Seine. Au centre donc, une place fleurie, la place Louis-Lépine, du nom d’un préfet de police célèbre pour avoir inventé en 1902 un concours annuel d’inventeurs amateurs.
Voilà deux siècles que Napoléon a décidé d’aménager en plein centre de la capitale un marché permanent réservé à la botanique, un havre de paix où senteurs et couleurs se marient sous l’agréable son du cliquetis de l’eau des fontaines. Alors que tout autour gronde une circulation infernale, ici, au milieu d’une verdure luxuriante et recherchée, on fait une pause en respirant le calme. C’est M. Effel qui s’est chargé de la dernière construction des baraques en tolet qui abritent les célèbres boutiques. Chez Dimosthénis, on est marchand de fleurs de père en fils depuis 1800. Au jardin d’Edgar, on trouve des « plantes spécimens », des sachets de graines de fleurs à faire pousser soi-même dans son jar
din. Il y en a pour tous les goûts et tous les porte-monnaies : Rose d’Inde, Œillet de Poète, Pensée Noire, Pois de senteurs,…, graines pour le potager… Chez Meunil, on pénètre dans une serre qui protège les plantes exotiques, si fragiles sous notre climat, un peu trop tempéré ces derniers temps. On regarde, on admire, mais si on s’approche de trop, on risque de tomber à la renverse face aux prix annoncés de certains arbres. Chez Chantal, la poésie se conte en délicates touches de couleurs pastelles.
Rentrez dans les boutiques, vous y découvrirez des décorations pour jardin, souvent kitsch, avec des figurines de lutins, fées, naïades, lucioles et autres personnages merveilleux. De part et d’autres de la place, des kiosques où miniatures de la Tour Effel, plans de Paris et autres nous rappellent que ce lieu figure parmi les incontournables sites touristiques.
Milady
e de Paris, et cela malgré la froid automnale.
Milady




Je souhaite bien du courage à celles qui veulent passer la bague au doigt (de la main droite) d'un espagnol! Avant la majorité nuptiale fixée à 30-35 ans, l'espagnol vit chez «pôpo» et «monmon car il préfère capitaliser avant d'acheter son petit cocon. En bonne épouse modèle on leur apprendra donc que le lin rétrécit au lavage»
Les espagnols se marient uniquement à l'église, et ne passe pas devant le maire (ce qui est très pratique pour la robe). Lors de la célébration religieuse, la mariée porte la mantille blanche. Cette alternative traditionnelle pour le voile est avant tout andalouse. La belle-mère quant à elle la porte noire avec un grand peigne. (et pleure...de joie)
Les mariés se font glisser entre les mains de la monnaie (las harras) pour symboliser «ce qui est à moi est désormais à toi...». Mais bon, si vous espériez porter le nom de famille de votre mari, n'y penser même pas! On porte à vie deux noms en Espagne: celui de son père et celui de sa mère. Il m'est donc arrivé de rencontrer un Antonio Rodriguez-Rodriguez car les familles espagnoles sont immenses. Pour nous autres femmes françaises un peu frustrées, réjouissons-nous, notre enfant portera toujours notre nom!
Une chose est au moins sûre, lors d'un mariage espagnol, il y a de fortes chances de faire la fête le soir de la «boda»...Et si vous y êtes invité, vous repartiez sans aucun doute mesdames avec un petit paquet de dix cigarettes et messieurs avec un cigare. La loi anti-tabac n'est pas encore d'actualité il semblerait...
Mariposa
Drôle de nom pour une collection. Et pourtant, il est d’usage de dire qu’on a lu tel ou tel livre dans « La Blanche » de Gallimard, la collection des plus grands auteurs du xxe et peut-être du xxie siècle. « La Blanche » ne s’apparente pas clairement à une collection, elle reçoit tous les genres : essai, poésie, roman, mais veut se distinguer par la qualité des ouvrages qu’elle publie, sans ligne éditoriale précise. Une collection qui collectionne les grands noms, les grandes oeuvres!
Mais ce qui paraît intéressant en cette semaine blanche est surtout l'appellation « Blanche ». Elle fait référence aux couleurs revêtues par la plupart des premiers volumes brochés publiés par la maison d'édition, dont les couvertures étaient de couleur crème et non jaune paille comme aujourd'hui. La maquette retenue détonait dans les rayonnages des librairies où dominait une titraille noire sur fond jaune. Plus tard, alors que les différentes maisons usent de couleurs et d’illustrations pour se distinguer, se faire une place, Gallimard peut se targuer d’être identifiable sans le moindre effort. Gallimard est le blanc et la classe incarnée. La collection accorde à sa couleur des marques de noblesse. Pas besoin d’en rajouter, le nom de l’auteur et la qualité de l’édition suffisent. Le blanc comme l’anti-vulgarité, l’anti-mauvais goût. Ainsi, les best-sellers comme Les Bienveillantes ne porteront qu’un simple bandeau. À l’image d’une belle femme, la collection refuse les fards et préfère le naturel (un naturel travaillé bien sûr !). La maquette de couverture a été conçue à l'occasion de la parution des trois premiers volumes de la collection par l'éditeur Verbeke à Bruges. On veille déjà au moindre détail, rien n'est laissé au hasard — on sait, depuis Mallarmé, ce que la poésie doit à la typographie, et inversement. La maquette finale relève d'un refus catégorique de traitement décoratif au profit d'une lisibilité intacte, privilégiant unité typographique et sobriété de la composition. Elle se rattache à celle de « La NRF » par son papier mat de couleur crème, par l'adoption d'une elzévirienne assez fine et allongée, aux contrastes de graisses peu marqués, et par l'impression en deux couleurs, rouge et noir. Elle en diffère cependant par le cadre à filet noir et double filet rouge.
Cette maquette sera stabilisée durant l'entre-deux-guerres, une fois le filet horizontal entre l'auteur et le titre supprimé, le monogramme NRF traité typographiquement (Garamond puis Didot italiques), le Didot gras adopté pour l'impression du nom de l'auteur et le titre et enfin les filets rouges et noir prolongés en dos. Au cours des années 1950 apparaissent les premiers résumés en quatrième page de couverture.
Si le blanc représente incontestablement la qualité et la noblesse chez Gallimard, une anecdote en témoigne. Pennac, à ses débuts, était publié dans « La Série Noire », pendant policier de la première. La fée carabine par exemple est publiée en 1987 dans cette collection « de seconde main ». Il faut attendre 2003 et le succès et la reconnaissance que l’on connaît à cet auteur pour que le même ouvrage passe en « Blanche » ! sans le moindre complexe…
Carabine